FINANCES PUBLIQUES

Vers l’indépendance des institutions de contrôle

 

L’amélioration de la mise en œuvre de l’orthodoxie budgétaire se poursuit au Gabon. Alors que le gouvernement a récemment annoncé des mesures pour réduire les dépenses publiques mais surtout pour améliorer la gestion des finances publiques, c’est au tour des organes de contrôle de se manifester. Le premier président de la Cour des Comptes, Gilbert Ngoulakia et le directeur général adjoint de l’Initiative pour le développement de l’INTOSAI, Ola Hoem, ont signé un protocole d’accord pour la promotion de l’indépendance des contrôles des finances publiques.

Concrètement, le protocole a pour but de faire en sorte que les organes ayant en charge le contrôle de l’utilisation des finances publiques puissent travailler de manière totalement indépendante. Les magistrats de la Cour des Comptes ne doivent donc se soumettre à aucun pouvoir de pression ou d’influence dans l’exercice de leur fonction.

Gilbert Ngoulakia de rappeler qu’en plus des dispositions du Code pénal, des lois spéciales protègent les membres de cette institution de toutes formes de menace ou d’attaque.

La Cour des Comptes du Gabon est un membre statutaire de l’INTOSAI (International Organisation of Supreme Audit Institutions) ou l’Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques. Il s’agit d’une organisation mondiale d’affiliation des cours d’audit gouvernementales.

A travers ce protocole d’accord, la Cour des Comptes entend jouer pleinement son rôle dans le contrôle des dépenses publiques. L’idée est de mettre fin au désordre ambiant observé dans la gestion des ressources de l’Etat a souligné Gilbert Ngoulakia.