TRÊVE SOCIALE AU SEIN DES RÉGIES FINANCIERES

Les objectifs sont clairs

 

Les syndicats des agents des régies financières sont parvenus à trouver un accord avec l’Etat. Le protocole d’entente et de trêve sociale signé ce jeudi matérialise cet accord qui détaille les engagements des uns et des autres dont celui de reprendre le travail après plusieurs mois de grève.

Et comme il fallait s’y attendre, certaines voix se sont élevées, notamment sur les réseaux sociaux, pour soi-disant dénoncer la légitimité de cet accord. Principal argument avancé : la « base » n’aurait pas été impliquée dans les négociations. Il est difficile, voire impossible, de savoir réellement ce que ces gens qui se positionnent en tant qu’adversaires du processus d’instauration de la trêve sociale au sein des régies financières appellent base.

 

Dans le document signé, pourtant, on peut y lire clairement qu’ont été représentés les organisations syndicales représentant les personnels de la Direction Générale des Impôts, la Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects, la Direction Générale des Hydrocarbures, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, ainsi que l’ensemble des services centraux et ministériels.

 

Ou veut-on parler ici du fait qu’un clan de radicaux ne veuille pas, du moins pour le moment, franchir le cap du dialogue ? Ceux rassemblés dans la FESYREFAA pour ne pas les nommer. Un constat s’impose cependant : l’intransigeance de certains dont les objectifs sont parfois inavouables, n’a pas entamé la détermination du grand nombre à aller de l’avant et aboutir à des solutions concertées. Une démarche largement saluée par les usagers qui n’en peuvent plus de se voir pris en otage par quelques « individus manipulés ».

 

Un véritable partenariat

 

A préciser enfin que les objectifs sont clairs pour les signataires du protocole d’entente et de trêve sociale. D’abord, rétablir au plus vite le bon fonctionnement des services et endiguer la perte quotidienne estimée à plus d’un milliard de F CFA de recettes. C’est l’unique moyen d’atteindre les projections de recettes établies par la Loi de Finances Rectificative 2017 et par la loi de finances 2018.

 

Parallèlement à cela, le but est de donner une base solide au concept de relation constructive et apaisée avec les partenaires sociaux, grâce notamment à la mise sur pied  du Comité bipartite de suivi de la trêve sociale, qui sera créé par arrêté conjoint des trois membres du gouvernement intéressés. Cette structure a pour mission d’examiner les différentes revendications pour les deux ans à venir.

 

Enfin, et ce n’est pas le moins important : réunir les conditions nécessaires au sein des administrations pour garantir le succès du Plan de Relance de l’Economie. A ce sujet, Jean-Fidèle Otandault, Ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes Publics, a formulé le vœu que s’instaure enfin dans notre pays un véritable partenariat dans la réalisation des grands défis nationaux. Un partenariat permettant également de répondre efficacement aux préoccupations des acteurs de la fonction publique dans le respect des contraintes budgétaires.