JEAN-FIDÈLE OTANDAULT SUR TOUS LES FRONTS

Budget et comptes publics

 Le ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes publics, Jean-Fidèle Otandault, est au four et au moulin. Il n’a pas chômé, compte tenu des dossiers que son département devait traiter durant les dernières semaines. De l »instauration d »une trêve sociale à l »engagement des réformes des finances publiques en passant par la restauration de la confiance du secteur privé et la recherche de solutions pour ne pas pénaliser les secteurs clés comme l »éducation, le Ministre d »Etat était pratiquement sur tous les fronts. La mise en œuvre de la Budgétisation par objectifs de programmes (BOP), l’assainissement des finances publiques et la lutte contre le déficit ont été initialement son cheval de bataille. Mais avec un certain nombre de dossiers relatifs aux différents secteurs clés de la vie socioéconomique du pays, le ministre d’Etat devait s’engager à fond, souvent sur des terrains minés. Les résultats sont toutefois déjà palpables actuellement. La signature du protocole d’entente et de trêve sociale avec les syndicats des Régies financières a permis de détendre sensiblement l’atmosphère chez les agents et les personnels de la Direction Générale des Impôts, la Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects, la Direction Générale des Hydrocarbures, la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, ainsi que les services centraux et ministériels concernés. Cela a permis d’éviter le blocage de l’ensemble de la machine administrative malgré la persistance de quelques voix dissidentes. En outre, en cette période de rentrée scolaire, il fallait se pencher sur le cas du secteur de l’éducation nationale. Le recrutement de plus de 875 enseignants devait être finalisé, et il fallait prendre en compte également la situation de plus de 300 enseignants stagiaires sortants de l’Ecole normale supérieure. Parallèlement, le traitement des dossiers de demande de rétablissement à la suite de la décision de suspension de solde pour des enseignants grévistes suivait son cours normal. Et le rappel de solde d’un montant de 34 milliards de francs CFA pour le secteur de l’éducation est en cours de traitement également. Tout ceci devait être opéré de manière judicieuse afin de permettre une rentrée scolaire dans un contexte apaisé comme l’a recommandé le Président de la République. Sur le plan économique, le ministre d’Etat devait trouver un terrain d’entente avec les acteurs du secteur privé réunis notamment au sein de la Confédération patronale gabonaise (CPG), surtout à propos du règlement des arriérés de l’Etat auprès des entreprises. Car le gouvernement prend conscience de la nécessité du respect des engagements vis-à-vis de ses partenaires. Une cellule d’évaluation qui réunira les représentants du gouvernement et ceux du secteur privé est en cours de mise en place actuellement pour confronter les chiffres au sujet de ces arriérés, car comme l’a spécifié Jean-Fidèle Otandault ‘’l’Etat n’a aucun intérêt à ne pas payer sa dette auprès des opérateurs économiques »’. Parallèlement à tout cela, les rencontres avec les partenaires internationaux se succèdent. Dernièrement, c’est une délégation de la Banque Mondiale qui a été reçue à son cabinet par Jean-Fidèle Otandault. Occasion de passer en revue les projets en cours et ceux à programmer dans le cadre notamment du Plan de Relance de l’Economie. L’équipe de l’Agence Française de Développement a aussi rencontré le Ministre d’Etat il y a récemment. Parmi les sujets discutés lors de cette audience : le programme d’appui budgétaire pour assurer l’équilibre macroéconomique du pays. Toutes ces initiatives avaient en tous cas permis d’instaurer un climat de confiance entre l’Etat et ses partenaires de différents horizons. L’implication personnelle du ministre d’Etat était incontournable étant donné que, d’une façon ou d’une autre, les principaux dossiers en jeu nécessitaient des actions précises au niveau de son département. Mais les sujets chauds du moment n’ont pas pour autant empêché Jean-Fidèle Otandault d’avoir un œil sur l’Ogooué-Maritime, sa province natale dont il a aussi la charge de chapeauter.