ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

La réforme incontournable

Le réajustement des frais d’inscription et d’écolage au niveau de l’Enseignement supérieur est pratiquement incontournable.

Malgré le débat et les polémiques suscités par l’arrêté n°0010/MESRSFC fixant le montant des frais d’inscription et d’écolage dans l’Enseignement supérieur au Gabon, le gouvernement semble vouloir s’en tenir à un certain pragmatisme.

‘’Il n’y a pas de mal à accorder une certaine faveur aux étudiants mais cela coûte cher à l’ensemble de la population et à l’Etat Gabonais’’, a réagi un membre du cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur sur la question.

Pour sa part, le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Billie-By-Nzé, a décortiqué les dépenses que doivent supporter l’Etat et les contribuables si c’est le statu quo qui l’emporte : ‘’Lorsque vous intégrez à la fois la bourse allouée aux étudiants, lorsque vous intégrer les enseignants qui sont affectés pour apporter des enseignements, la subvention qui est allouée, le fait que l’Etat subventionne la restauration, les inscriptions etc. On va jusqu’à 20 millions de francs CFA que coûte chaque année, la formation d’un étudiant au budget de l’Etat, et donc aux contribuables’’ a-t-il précisé lors d’une récente conférence de presse.

Le réajustement des taux fixés il y a presque quarante ans maintenant s’avère ainsi nécessaire au niveau de l’Enseignement supérieur. Ce réajustement permettra de juguler les dépenses folles. Sans cela il serait impossible de ‘’répondre aux demandes et attentes des étudiants, à la fois en termes de qualité des infrastructures et d’offre de formation’’ selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Toutefois, le réajustement a fait l’objet d’une discussion au niveau de l’Exécutif et avec les associations estudiantines afin d’éviter un nouveau malentendu et un éventuel désaccord sans fin sur le sujet.