FNAS

Un nouvel élan

Un nouveau départ pour le Fond national d’aide sociale (FNAS). Le ton a été donné dès la prise de fonction d’Hermann Kamonono. Nommé à la tête du FNAS, il a pour mission de redorer l’image d’un organisme qui a été mal compris mais qui a toujours œuvré pour effacer certaines inégalités sociales au Gabon, depuis sa création en 2012.

Le FNAS a été l’un des outils proposés par le gouvernement pour venir en aide aux gabonais économiquement faibles et pour la protection des familles. Cette aide transite par des associations et des coopératives qui ont pour vocation le développement humain à travers des petits projets économiques et sociaux. On a cependant tendance à faire le raccourci et se dire que le FNAS était là pour distribuer de l’argent aux pauvres.

Effectivement, l’Etat a financé les ONG pour redistribuer des bons alimentaires pour les familles vivant dans une pauvreté avancée. Le mécanisme mis en place encourage les gabonais économiquement faibles à se regrouper en association, afin de bénéficier d’un financement destiné aux membres.

En réalité, il y a tout un programme économique qui permet aux indigents et aux paysans d’améliorer leur niveau de vie. Des activités créatrices de revenus ont donc été financés dans des secteurs très variés comme l’agriculture, l’élevage, le tourisme, la transformation semi-industrielle, la pêche, l’artisanat etc.

L’aide de l’Etat ne représente que 30% du projet. Pour le reste, le bénéficiaire doit trouver des financements auprès d’un établissement de microfinance. Le FNAS apporte un soutien financier jusqu’à 5 millions de francs CFA. Cet organisme a une compétence nationale et exclusive dans la collecte, la centralisation et l’attribution des aides sociales.