MINUSCA

Des accusations de viols non fondées

Une séance de travail a eu lieu le 12 octobre à Libreville entre le ministre gabonais des Affaires étrangères, Noël Nelson Messone, et celui de la Défense nationale, Etienne Massard Kabinda, d’une part et des ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations unies.

Il a été question des accusations de viol sur mineur à l’encontre d’un contingent de 31 militaires gabonais ayant participé à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine ou Minusca.

La partie gabonaise a présenté les résultats préliminaires des enquêtes menées conjointement par l’Armée gabonaise et des enquêteurs dépêchés par la Minusca. Les autorités gabonaises soulèvent ainsi des zones d’ombre dans les méfaits reprochés aux soldats gabonais.

Une source proche du dossier a indiqué qu’on a attribué à des militaires gabonais des enfants de six ans dans des localités où ils n’y ont passé que trois ans. Cette même source d’indiquer qu’on les a par ailleurs accusés dans des régions où ils n’ont jamais été.

Quoi qu’il en soit, les deux ministres gabonais ont assuré que le Gabon entend continuer sa collaboration avec les Nations unies dans la Minusca. Ils ont également émis leur volonté de rectifier le tir à travers une formation plus rigoureuse des éléments du contingent gabonais mais également par une signature volontaire d’engagement contraignant par chacun d’eux. Ainsi, ceux qui dérogent aux règles s’exposent à des sanctions. Dans ce sens, les représentants du gouvernement gabonais ont fait savoir que quatre militaires ont déjà été rapatriés.

Etaient présents à la réunion les ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Angleterre, de la Russie, de la France et de la Chine. Le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale ont également été représentés.