VIOLENCE BASÉES SUR LE GENRE

Une stratégie nationale de lutte en préparation

Un atelier de formation se déroule actuellement à Libreville concernant les violences basées sur le genre (VBG). L’atelier devrait aboutir sur la préparation d’une stratégie nationale contre ce mal profond.

D’après les résultats de l’Enquête nationale de lutte contre les VBG menée en 2015, 54.3% des victimes sont des femmes. Le phénomène touche donc également les hommes. Toutefois, les victimes de violences sexuelles sont majoritairement des femmes (82%).  C’est dans ce sens que le ministère de la Famille, de la Protection sociale et de la Solidarité nationale, en partenariat avec le FNUAP, organise un séminaire de trois jours à Libreville sur ce thème.

Il s’agit d’un atelier de formation destiné au renforcement des capacités des acteurs nationaux qui sont impliqués dans cette lutte. Ils sont ainsi au total une quarantaine de participants venus de divers départements ministériels, de la société civile, du secteur privé et du Système des Nations unies à prendre part à cette formation. Les travaux de cet atelier serviront à l’élaboration de la stratégie nationale contre les VBG.

Le représentant résidant du Système des Nations unies, Stephen Jackson, a expliqué que tout acte de violence dirigé spécifiquement contre une femme ou contre un homme du fait des rapports sociaux inégalitaires est qualifié de VBG. Sont donc concernées les violences physiques, sexuelles, psychologiques, économiques, institutionnelles mais également les pratiques traditionnelles néfastes. Soulignant que les principales victimes sont des filles et des femmes, Stephen Jackson a indiqué que ces faits sont inacceptables et inadmissibles car il est question de violation des Droits de l’Homme.

Le renfoncement des compétences des acteurs nationaux est nécessaire pour mettre en place des actions de prévention, qui visent essentiellement la sensibilisation et l’éducation. « Nous devons travailler avec les hommes, les femmes, les jeunes gens et les leaders communautaires et religieux afin de prévenir, de sensibiliser, de dénoncer et de changer les attitudes discriminatoires et les normes sociales qui rendent possible la persistance de ladite violence », a lancé le représentant résident du Système des Nations unies.

C’est le Conseiller régional, chargé des questions de genre et des droits humains au Bureau régional pour l’Afrique de l’ouest et du centre de l’UNFPA, Idrissa Ouedraogo, qui s’est chargé de la formation.