INVESTIR POUR LA POPULATION
L’Etat en mode concrétisation

Certains pourront toujours voir le verre à moitié vide mais peu d’observateurs avec un minimum d’objectivité n’iront pas soutenir que l’Etat gabonais n’a pas amorcé la phase de concrétisation de ses promesses en matière d’investissements qui profitent directement à la population. Dans le Projet de Loi de Finances 2018, il est prévu un accroissement  des dépenses d’investissement de 11,6 milliards de FCFA. Précision a en outre été donnée que les investissements seront consacrées principalement au renforcement de la politique de développement des infrastructures et aux services sociaux de base.

En matière d’orientation, on remarquera également que le ciblage est plus pointu. Bref, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, le gouvernement a choisi d’être plus « sélectif ». Les tenants et aboutissants des projets sont préalablement étudiés en profondeur et ils doivent respecter des critères stricts dont, le plus important, celui d’avoir des impacts directs sur la population.

On constate par ailleurs que les moyens et les formules employés pour financer les investissements confirment la tendance à la diversification. Ainsi, l’Etat a par exemple choisi le mécanisme de compensation pour régler sa dette vis-à-vis de la SEEG. Plus de 30 milliards de FCFA est en jeu. En retour, comme l’a bien précisé le Ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes Publics, Jean-Fidèle Otandault, les autorités attendent des investissements conséquents pour améliorer la vie des Gabonais.

A savoir que dans son contrat avec l’Etat gabonais, la SEEG s’est engagé pour faire en sorte que les usagers obtiennent les tarifs les plus bas possibles de l’eau potable et de l’énergie électrique tout en assurant l’augmentation selon la croissance des besoins du taux de desserte des usagers en eau potable et en énergie électrique sur l’ensemble du périmètre de la Concession. Sans oublier, évidemment, la garantie de la qualité de service. Raison pour laquelle de nombreuses voix se sont élevées pour rappeler à la compagnie des obligations juste après la signature de la convention de règlement.

Autre formule adoptée par l’Etat pour investir plus et mieux : le partenariat public-privé. Pour ne prendre que l’exemple du nouveau port international d’Owendo réalisé notamment avec le groupe Olam, 118 milliards de FCFA ont été investis et l’objectif premier est de lutter plus efficacement contre la vie chère. Dans le même cadre, différents projets sont en cours dans différents secteurs comme l’agriculture et les infrastructures de base.