DÉPENSES PUBLIQUES
Le Ministre en charge du Budget use de son pouvoir de régulation

Il est essentiel de programmer actuellement le rythme de consommation des crédits à la disposition de l’administration gabonaise en fonction de la situation de la Trésorerie de l’Etat. En clair, quand l’argent manque la consommation doit être réduite.

A cet effet, le Ministre en charge du Budget dispose d’un pouvoir de régulation afin de lui permettre de programmer le rythme de consommation de ces crédits.

Le Ministère du Budget et des Comptes publics a ainsi communiqué qu’à compter du 20 octobre 2017, la transmission des Journées comptables et des ordonnances de paiement traitées suivant la procédure d’urgence, pour prise en charge par le Trésorier Central (TC), est soumise à l’autorisation préalable du Ministre d’Etat, Ministre du Budget et des Comptes Publics. Et cela ‘’conformément à la Note circulaire n°1529/PMCG/CAB/DEF du 14 octobre 2017, de Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement, relative à la clôture de l’exercice budgétaire 2017, et pour répondre aux exigences du Mémorandum des politiques économiques et financières relatif au programme de relance de l’économie signé avec le FMI’’, comme le spécifie un communiqué du MBCP.

Le contexte actuel exige des mesures exceptionnelles afin d’éviter les abus éventuels en matière de dépenses publiques, et plus particulièrement concernant le rythme de consommation des crédits à la disposition de l’Etat à quelques semaines de la clôture de l’exercice budgétaire 2017. D’où l’initiative d’user de ce pouvoir de régulation au niveau du Ministère en charge du Budget. Cette démarche vise ainsi à contenir le niveau des instances au Trésor Public à 10% comme il a été convenu dans l’accord-cadre signé avec le Fonds Monétaire international.

Dans le même temps, l’approche permettra au Gabon de réduire significativement et contenir sa dette tout en diminuant le niveau de ses impayés.

‘’ Aucune disposition qui risquerait de remettre en cause les accords conclus avec nos partenaires’’ ne doit être prise selon le MBCP. Toujours dans le souci de rythmer de façon raisonnable les dépenses et éviter d’éventuelle hémorragie financière alors que le pays vient d’être félicité par le Fonds Monétaire International pour l’amélioration sensible de sa gouvernance des finances publiques.