DÉCAISSEMENT PAR LES BAILLEURS DE FONDS
Un processus à accélérer

Les partenaires financiers du Gabon ont accordé des financements conséquents au cours des dernières années, mais les autorités du pays souhaitent actuellement une accélération des procédures de décaissement.

 

Les partenaires financiers institutionnels du Gabon, dont le FMI, la BAD et la Banque Mondiale, lui ont accordé un appui financier de plus de 600 milliards de F CFA. Le crédit approuvé par le FMI, au titre de son mécanisme élargi de crédit, s’inscrit dans le cadre d’un accord triennal d’un montant de 386 milliards de F CFA. A ce jour, 31% des promesses de financement ont été décaissés, soit environ 200 milliards de F CFA. Il reste ainsi pour l’ensemble plus de 400 milliards de F CFA à percevoir.

« Je peux assurer qu’à ce jour, le FMI est satisfait de la mise en œuvre du programme économique. Le FMI soutiendra les efforts consentis par l’Etat gabonais, dans le but de lui permettre de surmonter cette crise difficile due à la baisse du baril de pétrole », a indiqué le chef de division adjoint du département Afrique du FMI, au sortir de l’audience que lui accordée le ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes Publics, Jean-Fidèle Otandault.

Et de réaffirmer l’engament de l’institution financière internationale à soutenir l’Etat gabonais en vue de surmonter la crise économique relative à la baisse du prix du pétrole. L’objectif à court terme étant de permettre un décaissement de plus de 400 milliards de F CFA dès novembre prochain et le reste des fonds en décembre.

A noter que le Ministre d’Etat Jean-Fidèle Otandault n’a pas manqué de rappeler aux représentants du FMI la nécessité pour son pays de percevoir le reste des fonds promis. Ce qui, a-t-il expliqué, permettra de régler les dettes intérieures et extérieures, et de relancer l’économie.

Force est de remarquer en effet que le décaissement des fonds en provenance des bailleurs de fonds institutionnels accuse parfois des retards. Ce qui a, chez certains pays, provoqué quelques frustrations à cause des tensions de trésorerie que cela génère.