LA TITRISATION DES CRÉANCES
Un moyen d’apurer la dette publique

La nouvelle donne économique et la volonté affichée du gouvernement d’accompagner le développement du secteur privé, malgré la baisse du stock des ressources financières, ont poussé les autorités à envisager d’autres pistes pour apurer la dette intérieure. Nous avons vu dernièrement l’application du mécanisme de compensation pour régler une partie de la dette de la SEEG.

 

Mais les responsables s’intéressent également à un autre système: la titrisation des créances dues aux entreprises. L’opération consiste à transformer une créance en titre qui sera proposé aux investisseurs institutionnels qui, à leur tour, vont permettre aux entreprises d’avoir du numéraire et laisser les établissements financiers porter cette dette-là à leur place, moyennant bien évidemment des intérêts.

Ainsi, les responsables de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC), les experts, les opérateurs économiques et les responsables ministériels concernés se sont déjà réunis afin de s’imprégner des avantages et des inconvénients de ce nouveau mécanisme financier. Un système qui s’impose aujourd’hui comme l’une des voies les plus pertinentes à exécuter.

En plus du volet pédagogique qui informe les chefs d’entreprises sur les possibilités et opportunités que comporte la titrisation, les autorités entendent parvenir à un mécanisme efficace qui va débarrasser l’économie des pesanteurs qu’entraîne l’endettement vis-à-vis des PME.

Selon un cadre du Ministère du Budget et des Comptes Publics qui s’est toujours positionné en faveur des réformes et solutions innovantes pour améliorer la gestion des finances publiques, le processus de titrisation est une option qui mérite d’être concrétisée. Il faut cependant former une bonne équipe d’intégration capable d’implémenter efficacement et rapidement la mise en exécution de ce mécanisme.