SEEG
Faire face à la grogne

 

La société d’énergie et d’eau du Gabon(SEEG) doit faire face à la grogne des usagers, loin d’être satisfaits de ses services, et à la grogne de ses employés, de plus en plus incertains quant à leur avenir professionnel.

 

Le temps de l’introspection. La Société d’énergie et d’eau du Gabon fait face à une réalité pas très reluisante et devrait y réfléchir sereinement.

Les abonnés ne cessent de se plaindre quant au service fourni par la SEEG. Sur les réseaux sociaux, ils n’arrêtent pas de se plaindre des coupures d’eau et des délestages. Le groupe Veolia est montré du doigt. Les services ne sont pas satisfaisants aux yeux de nombreux Gabonais, pourtant, on n’a pas cessé au cours des derniers temps de parler des quelque 5 milliards FCFA de bénéfices engrangés par la société au Gabon.

Les médias locaux ont également rapporté les efforts consentis par l’Etat Gabonais de payer des arriérés se chiffrant à près de 31milliards FCFA à la SEEG.

Mais au final, la grogne des usagers et des employés est toujours là. Les employés de la SEEG ont annoncé une grève en raison d’une impasse. La grève illimitée a été programmée à compter de ce 3 novembre. Le syndicat des employés Syntee+ a toutefois annoncé que des négociations ont été tout de suite engagées par les employeurs.

Divers points ont été évoqués par les employés : le paiement de la 3e tranche de la prime de logement,  avec effet rétroactif,  le paiement de la prime d’eau et d’électricité, le paiement du bonus des agents allant ou déjà partis en retraite, l’application sans restriction des données issues des évaluations des agents, les allocations et autres prestations de la CNSS, l’externalisation du centre d’appels, la ‘’discrimination’’ au sein de la société, l’application des recommandations de l’audit interne de la division bâtiments et services généraux et l’audit sur la géolocalisation etc.

Les discussions seront âpres entre les employés et les employeurs, tandis que vis-à-vis des abonnés, la SEEG devra surtout faire preuve de bonne volonté : elle devra investir davantage pour répondre à l’attente des Gabonais.