SÉCURITÉ SOCIALE
Moderniser le système

C’est la question centrale qui réunit depuis le 30 octobre 2017, le gouvernement, le patronat et les syndicats, afin de déterminer notamment les nouveaux paramètres du régime des retraites dans notre pays.  Celui en vigueur date de 1975. Il faut donc inverser la tendance pour donner au système de sécurité social, toute sa rigueur et toute sa place. Bref, le Gabon se penche sur les moyens de moderniser son système de sécurité sociale.

 

Le Premier Ministre,  Emmanuel Issoze Ngondet, en ouvrant les travaux, a dit toute l’importance stratégique et la nécessité d’assurer une protection sociale à tous les gabonais. Pour lui, « la protection sociale est une nécessité économique dans laquelle le gouvernement entend pleinement investir, car elle contribue à la croissance économique, améliore la productivité du travail, renforce la stabilité sociale et permet de réduire durablement la pauvreté ».

Dans cet esprit, le Chef du Gouvernement a souligné la place du secteur social dans le Plan de Relance Economique. Les travaux s’achèvent le 10 novembre prochain et devraient aboutir à des recommandations concrètes.

A savoir que le Gabon a déjà fait des progrès importants an matière de protection sociale. Il a réussi par exemple à étendre la protection sociale au-delà des travailleurs du secteur formel, qui ne constituent qu’une partie minoritaire des actifs et de la population. L’Etat a étendu le droit, fondamental, d’accès à des soins de santé, aux populations rurales qui vivent d’activités d’autosubsistance, aux travailleurs urbains du secteur informel, aux étudiants, aux chômeurs, et à leurs enfants.

Cette réforme d’envergure a fait du Gabon un modèle de pays progressiste en Afrique et dans le monde. On peut voir, à juste titre, en cette réforme une grande réussite à la fois sociale, sanitaire et de solidarité nationale. Mais les efforts se poursuivent et selon le Président Ali Bongo Ondimba, « la confiance que l’on éprouve pour notre système de protection sociale fonde en grande partie la confiance que l’on a dans notre société et nos institutions publiques ».