PROJET DE LOI DE FINANCES 2018
Entre les mains des Parlementaires

Ce mardi 7 novembre 2017, le Ministre d’Etat, Ministre du Budget et des Comptes Publics, Jean-Fidèle Otandault, était à l’Assemblée Nationale pour présenter le Projet de Loi de Finances 2018 à la faveur d’une audition conjointe organisée par les Parlementaires membres de la Commission des finances, du budget et de la comptabilité publique de la Représentation Nationale.

Les échanges entre l’Exécutif et les Parlementaires ont été à la fois franches, studieuses et cordiales durant cette séance. Plusieurs questions ont été posées par les députés et aucune d’entre elles n’a été esquivée par le Ministre d’Etat en charge du Budget qui, dès le début, a tenu à expliciter le contexte dans lequel a été élaboré ce document stratégique.

Pour rappel, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2018 coïncide, pour le gouvernement, avec la deuxième année de mise en œuvre du Programme de Relance de l’Economie (PRE) conclu avec le Fonds Monétaire International (FMI) pour la période 2017-2019. Dans ce cadre, il s’inscrit dans la continuité et l’approfondissement de l’ensemble des actions initiées dans le collectif budgétaire de 2017.

Dans ce contexte, le PLF 2018 donne la priorité en matière de politique budgétaire au renforcement de la viabilité des finances publiques avec la poursuite de l’effort de mobilisation des recettes fiscales et douanières, la maitrise et l’assainissement des dépenses publiques et l’approfondissement des dispositions de la nouvelle gouvernance financière.

Devant la Représentation Nationale, le Ministre d’Etat Jean-Fidèle Otandault a également exposé que pour l’année 2018, les recettes du budget de l’Etat s’établiraient à 1.842,6 milliards de de FCFA contre 1.714, 6 milliards de FCFA, soit une augmentation de 128 milliards de FCFA, expliquée par les effets attendus du renforcement des mesures de mobilisation des recettes fiscales et douanières.

A savoir en outre que les prévisions du cadrage macroéconomique et budgétaire affichent des opérations budgétaires et de trésorerie équilibrées en ressources et en charges à 2 688 ,8  milliards de FCFA, contre 2.860,0 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative 2017, soit une diminution de 171,2 milliards de FCFA.