HYGIÈNE SCOLAIRE
L’investissement social de la DGBFIP

Les projets les plus simples sont parfois les plus utiles. Il y a deux mois de cela, la Direction Générale du Budget et des Finances Publiques (DGBFIP), alors dirigée par Jean-Fidèle Otandault, a lancé le projet « Hygiène Scolaire ». La phase 1 vient d’être clôturée avec succès, marquée par la livraison d’installations sanitaires rénovées et réhabilitées dans 28 établissements scolaires primaires et secondaires de Libreville, Akanda et Owendo.

 

La DGBFIP a aussi remis aux responsables de ces différents établissements scolaires des matériels et des produits d’entretien pour que les conditions d’hygiène soient respectées. «Ce projet visait l’amélioration des conditions de vie des enseignants et des apprenants», a indiqué Ghislain Bingangoye, représentant du ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics. Il a souligné que, en plus de rendre prioritaires les petites et moyennes entreprises nationales, ledit projet a parfaitement répondu aux exigences liées à l’optimisation des dépenses publiques. « Le gouvernement a fait mieux avec peu comme l’ont exigé les plus hautes autorités du pays », a-t-il précisé.

Pour sa part, PépécyOgouliguende, a indiqué que « c’est un problème de santé publique que le projet d’hygiène scolaire vient de résoudre». Les installations précédentes étaient dans un état de délabrement avancé et la plupart n’étaient pus fonctionnelles. «Etant en meilleure santé, le taux d’absentéisme des élèves est réduit et leurs résultats scolaires satisfaisants. La réponse à ce problème impacte réellement, non seulement sur la question de la scolarisation des jeunes filles qui évoluent dorénavant dans un environnement sain, mais aussi sur le travail des enseignants qui se trouvent plus facile et productif», a déclaré le directeur adjoint 2 de la DGBFIP, soulignant le «fort impact social» dudit projet. Elle a invité enseignants et élèves à prendre soin des installations rénovées et réhabilitées.

Pour la DGBFIP, peu importait les moqueries sur l’initiative de l’Etat à s’occuper des lieux d’aisances. «C’est un projet qui nous tenait à cœur, d’autant qu’il était d’intérêt général» a marteléGhislain Bingangoye. L’impact social et économique n’est pas à minimiser. La DGBFIP a investi la bagatelle de 212 millions FCFA pour donner à ces établissements scolaires des installations sanitaires flambant neuves. Le coût pour une école varie de 4 à 11 millions FCFA. Le projet va continuer à l’intérieur du pays, notamment dans les établissements de capitale de province au Gabon.