PRÉVISIONS BUDGÉTAIRES 2018
Dépenses, recettes et prestations sociales

Dépenser un peu plus dans la Loi des finances mais beaucoup mieux, c’est la politique que le gouvernement du Gabon a élaboré pour l’exercice 2018. L’Etat comme les entreprises participent au financement de prestations sociales.

La hausse de 2,4% dans la mission Gestion des finances publiques montre la volonté de motiver le personnel de l’Etat. La demande de crédits pour la mission en 2018 s’élève à 382,8 milliards de F CFA contre 373,7 milliards de F CFA en 2017. Cette augmentation se justifie par l’accroissement des dépenses de personnel qui progresserait de 36,7%, pour se situer à 30,9 milliards de F CFA. L’Etat a par contre moins de charges financières de la dette avec 239 milliards de F CFA, soit une baisse de 4% par rapport à 2017. Le reprofilage de la dette et la prise en compte des engagements financiers de l’Etat à court, moyen et long terme explique ce recul.

L’augmentation des dépenses de biens et services de 22,3% dans le programme Gestion fiscale est principalement induite par la hausse des dotations de remboursement TVA. La hausse est de 17% pour toute la mission Gestion des finances publiques. Toujours en matière fiscale, le projet e-taxe le seul va recevoir un investissement de 6,9 milliards de F CFA. Les dépenses de transferts de 102 millions de F CFA de cette mission concernent essentiellement les engagements pris auprès des organismes internationaux.

Le ministère d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics espère parvenir à évaluer au moins 30% des mesures dérogatoires et faire déclarer les revenus fonciers à au moins 200 propriétaires. Pour gérer la dette, il souhaite que 95% des conventions respectent la stratégie d’endettement.

L’objectif est de consacrer 80% du budget d’investissement aux projets PSGE et s’assurer de son exécution. Des économies seront faites comme la réduction de 50% de la charge de la masse salariale sur la recette fiscale, l’appel en concurrence des 65% en valeur de la totalité des marchés, le contrôle sur place des marchés relatifs aux dépenses d’investissement.

Améliorer les prestations sociales de l’Etat

Les ressources du CAS pension se composeront de 30 milliards de F CFA de part patronale de l’Etat et de 24,6 milliards de F CFA au titre de cotisation salariale soit un total de 54,6 milliards de F CFA pour 2018. L’objectif est de d’équilibrer le compte pensions par les retenues sur solde et les contributions employeur, pour le régime général ; réduire le stock des pensions provisoires.