IMPORTATION DE CIMENT
Précisions sur les autorisations accordées

Le ministère de la Promotion des investissements privés, du Commerce et de l’Industrie a donné des explications sur la délivrance de deux autorisations accordées à titre exceptionnelle aux sociétés FOBERD et LONGXING SARL,« avant l’entrée en vigueur de l’arrêté de l’interdiction d’importation du ciment au Gabon ».

 

Le communiqué indique qu’« au moment de l’entrée en vigueur de cette mesure et après vérification minutieuse par les services compétents, des dates d’importation avec les opérateurs concernés, deux autorisations exceptionnelles ont été validées par le ministère : la société FOBERD pour des cargaisons embarquées les 25 avril 2017 et 10 juillet 2017 ; la société LONGXING SARL pour des cargaisons embarquées le 20 juillet 2017 ». Précision a en outre été donnée  qu’ « en dehors de ces deux autorisations exceptionnelles accordées pour des importations initiées avant l’entrée en vigueur de l’arrêté d’interdiction, aucune autre autorisation n’a été accordée à aucun opérateur économique ».

Le ministère gabonais de la Promotion des investissements privés, du Commerce et de l’Industrie a également rappelé l’importance de cette mesure d’interdiction, qui, au terme des 2 ans, permettra de réguler et d’assainir le circuit d’importation, de structurer l’industrie du ciment, de garantir l’accroissement des investissements dans le secteur de la cimenterie, d’augmenter le taux d’emplois et l’entrepreneuriat dans les métiers de la chaine de valeurs des métiers de la cimenterie.

Toutes ces mesures et obligations sont intégrées dans un cahier des charges signé d’accord parties et qui fait l’objet d’un suivi périodique. AGP a pour sa part rappelé que c’est par un arrêté du Premier ministre, Emmanuel IssozeNgondet, daté du 19 juillet dernier et publié le 27 juillet 2017 dans le journal officiel, que le gouvernement avait interdit l’importation du ciment pour une durée de deux ans.

Cette mesure vise, selon toujours l’AGP, à réguler le marché gabonais du ciment, mais aussi à valoriser la filière et à protéger les investissements dans ce secteur, à maintenir des emplois existants et à créer d’emplois nouveaux en faveur des travailleurs locaux. A cela s’ajoutent, la protection du consommateur, du circuit de distribution et la préservation du pouvoir d’achat des ménages. Y compris la mise en œuvre du programme d’industrialisation par les acteurs du secteur industriel et la création d’un tissu entrepreneurial industriel, sur les chaînes de valeur de l’écosystème de la transformation industrielle, et l’assainissement du circuit des importations du ciment.