REVENDICATION DES RÉGIES FINANCIÈRES : Mensonges, diffamation et trahison au menu

REVENDICATION DES RÉGIES FINANCIÈRES
Mensonges, diffamation et trahison au menu

A un moment très délicat de la vie du pays, marqué notamment par la baisse des ressources, une petite frange des agents du secteur public, ceux des régies financières pour ne pas les citer, opèrent actuellement une manœuvre insidieuse pour exiger de l’Etat des primes astronomiques et sans contrepartie.

 

Tous les moyens sont bons pour ces agents pour arriver à leurs fins : attaques personnelles sur des membres du gouvernement, propos mensongers pour légitimer leur maraudage, menaces directes à l’endroit de leurs collègues qui ne souhaitent pas les suivre…

« Il est grandement temps que tout cela cesse. Le Gabon ne peut et ne doit pas être l’otage d’une petite minorité aux pratiques mafieuses qui n’ont qu’un objectif : siphonner l’argent public pour leur seul égoïsme alors que depuis tant d’années, ils sont déjà grassement payés avec des résultats hautement discutables », s’insurge un jeune fonctionnaire en poste au ministère du Pétrole. Des sources concordantes confirment par ailleurs que des intérêts politiques soutiennent à bras le corps ce « mouvement » dans le but de déstabiliser le pouvoir en place.

A savoir que ces fonctionnaires d’un autre genre, qui dégradent sérieusement l’image du Gabon à l’étranger,  basent leur « revendication » par le fait que par le passé, leurs fameux fonds communs n’auraient jamais été diminués même en temps de baisse drastique des cours du baril de pétrole. Une affirmation complètement fausse : plusieurs fois, les primes exorbitantes et sans fondement de ces agents des régies financières ont été revues à la baisse. Cela a été par exemple le cas en 2000 où une diminution de 30% a été opérée.

Quid du respect du protocole d’entente ?

Par ailleurs, les organisations syndicales des régies financières  ont signé, le jeudi 28 septembre 2017, avec le gouvernement un protocole d’entente et de trêve sociale. Cet accord prévoit que les points de litige doivent être traités au sein d’un comité qui a été mis en place. Mais, apparemment, l’Etat a affaire à des interlocuteurs qui n’ont aucunement l’intention de respecter la parole donnée.

Face à la situation, le gouvernement a décidé de toujours privilégier le dialogue. La priorité étant l’intérêt général même si ce mot n’a aucune valeur chez certains. Les représentants des grévistes ont été reçus par les ministres en charge de l’Economie et du  Pétrole. Puis une réunion s’est tenue avec les secrétaires généraux. Les deux membres du gouvernement ont donné des éclairages à propos des fonds communs et ont fait savoir qu’ils allaient avoir un entretien avec le ministre en charge du Budget.

Pour les observateurs avertis, le Ministre d’Etat en charge du Budget, tout comme ses collègues de l’Economie et du Pétrole, « n’est pas un magicien » et qu’au moment de son accession à sa fonction actuelle, on ne peut pas dire que tout allait  dans le meilleur des mondes. D’où son initiative qui a abouti à la conclusion d’un accord avec les syndicats. Un accord qui, malheureusement, risque de couler à cause de l’égoïsme et de la fourberie de certains de ce que l’on appelle les partenaires sociaux…