COMMERCE
Passer de l’informel au formel

 

L’Etat gabonais déploie des efforts afin de convaincre les acteurs économiques du secteur informel à passer dans le secteur formel. Des mesures d’accompagnement et de facilitation sont en cours d’étude pour faire évoluer la situation.

 

Le Gabon serait le pays de l’Afrique centrale où le secteur formel est le plus important d’après un classement du Fonds Monétaire international (FMI) en juillet 2017. Le secteur informel représenterait d’après ce document 40 à 50% du PIB du pays.

Une réunion sur le passage de l’informel au formel a été ainsi présidée par la ministre en charge de la Promotion des investissements privés, du commerce et de l’industrie, Madeleine Berre, vendredi 24 novembre.

L’objectif de la réunion était de chercher les moyens d’encourager le passage du secteur informel au secteur formel. Les mesures d’accompagnement sur les volets fiscal, juridique et entrepreneurial ont été évoquées en substance.

« Il se trouve que l’initiative privée concerne tous les segments. Le segment du petit informel comme le grand informel qui lui est immatriculé mais dont les fruits financiers échappent à la captation des revenus. L’objectif de cette réunion c’était de réunir l’ensemble des administrations concernées. Nous estimons que le passage de l’informel au formel participe de l’amélioration du climat des affaires qui fait partie des objectifs assignés à notre ministère », a expliqué Madeleine Berre.

La mise en place d’une « Maison du commerçant » est actuellement à l’étude à cet effet.  « Il s’agira uniquement d’un Centre dédié à l’information et non un centre fiscal, ni de collecte d’impôts et encore moins un guichet unique de formalités », précise la ministre en charge du commerce. Cette proposition a été déjà formulée par un grand nombre de commerçants au président Ali Bongo Ondimba quand celui-ci s’est rendu au marché de Mont Bouët en 2016 pour discuter avec eux. La situation est maintenant appelée à évoluer.