SUSPENSION DE JONAS VANE KRINGER : Azur Gabon donne des éclairages | Le Défi Gabon

SUSPENSION DE JONAS VANE KRINGER
Azur Gabon donne des éclairages

Dans un communiqué rapporté par Ecofin, le groupe Azur Telecom est revenu sur les faits qui ont conduit au départ de Jonas Vane Kringer  du poste d’administrateur directeur général d’Azur Gabon. Il a ainsi été précisé que son départ est la conséquence d’une suspension de son contrat  suite à « des accusations de mauvaise gestion et de détournement de fonds formulées par le personnel ». 

 

La filiale du groupe Bintel Ltd a surtout tenu à donner cette explication pour contrer l’affirmation de Jonas Vane Kringerqui a laissé entendre qu’il avait posé sa démission le 10 novembre dernier. L’ancien patron d’Azur a en outre pointé du doigtle président directeur général du groupe Azur Telecom, Jean-Bruno Obambi. Il accuse ce dernier de mauvaise gestion et utilisant des méthodes qui ne cadrent pas avec « sa vision et ses valeurs ».

Pour Azur Telecom qui cherche actuellement les moyens pour éviter la faillite de sa filiale a par ailleurs préciséque la suspension du contrat de Jonas Vane Kringerétait une décision visant à apaiser les tensions avec les employés qui auraient conditionné leur retour au travail par son départ. Cette suspension devait également permettre à la société d’enquêter sur les accusations portées contre l’ADG.

Si Azur Telecom se base surtout ses arguments sur les accusations des travailleurs, le groupe soutient aussi que l’impossibilité pour Jonas Vane Kringerde redresser la situation de l’entreprise a beaucoup pesé dans cette décision. Les agents de l’opérateur de téléphonie mobile observent un mouvement de grève depuis plusieurs semaines déjà. Ils revendiquent entre autres, selon Ecofin, le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires de l’année 2017.

Autre information mentionnée dans le communiqué,l’annonce quasi officielle sur le fait qu’Azur Gabon n’est pas en liquidation judiciaire. Le groupe a laissé entendre que les problèmes rencontrés actuellement par l’entreprise devraient trouver des solutions, des actions ayant été entreprises pour rassurer les collaborateurs et mettre en œuvre un plan de restructuration. On parle de « négociations très avancées avec l’Etat gabonais, les fournisseurs et  les partenaires financiers  pour pérenniser les activités de la société ».