CONTRAT D’APPRENTISSAGE JEUNESSE
Plus de 150 entreprises déjà engagées

Depuis son lancement en 2016, un peu plus de 150 entreprises réparties dans différentes villes du pays se sont déjà engagées dans le système de Contrat d’apprentissage jeunesse pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et pour donner une plus grande marge de manœuvre aux entreprises en termes de recrutement.

 

Initié par l’Office national de l’emploi (ONE), le système de Contrat d’apprentissage jeunesse (CAJ) est censé aider les jeunes et les entreprises au Gabon à faire face au ralentissement économique. Et à faciliter le recrutement au sein des entreprises qui s’y engagent.

« La particularité de ce dispositif, c’est qu’il permet aux employeurs d’observer le déploiement des compétences des candidats recrutés d’abord en stage avant de proposer à ces derniers un contrat plus soutenu », a expliqué Nadine Bingoh de l’ONE. Elle a également spécifié que « le dispositif CAJ est un mécanisme de recrutement qui s’apparente au Contrat à durée déterminée (CDD)».

Certaines facilités sont accordées aux entreprises qui s’engagent dans des Contrats d’apprentissage jeunesse. L’employeur peut par exemple maintenir le jeune en stage pour une durée maximum de 2 ans, en cycle renouvelable d’un, trois, six ou douze mois. En outre, l’indemnité de stage n’est pas imposable. Mais un plancher de 80 000 FCFA a été fixé. L’autre facilité accordée à l’employeur concerne la rupture du contrat. Car il peut arrêter le stage sans obligation d’indemnité ou préavis. Une simple absence non justifiée peut par exemple conduire l’entreprise à mettre un terme au stage.

Le CAJ concerne les jeunes âgés de 16 à 35 ans, diplômés ou non, avec ou sans qualification, avec ou sans expérience professionnelle. C’est donc un système qui doit être à la fois avantageux pour les jeunes en quête d’emplois et pour les entreprises qui souhaitent un système de recrutement plus souple. C’est la raison qui a poussé plus de 150 entreprises de Port-Gentil, de Franceville et de Libreville à s’y engager depuis la mise en place du système en 2016.