FIN DE LA GREVE DES RÉGIES FINANCIÈRES
Les syndicats tiendront-ils enfin parole ?

La fin de la grève générale illimitée lancée par la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (Fesyrefaa) et l’Intersyndicale devrait être actée ce jour. Selon la presse locale, les syndicats se sont en effet engagés dans ce sens au cours de la réunion de travail qu’ils ont eue avec le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, en présence notamment du Ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes Publics, Jean-Fidèle Otandault.

 

Pour rappel, la Fesyrefaa a annoncé il y a trois jours son intention de lancer un mouvement de grève générale illimitée et un appel à l’arbitrage du Président de la République, Ali Bongo Ondimba, pour que les parties concernées parviennent à un accord de sortie de crise et pour s’entendre sur une solution pérenne en matière de système d’attribution de primes.

Et pour contraindre les autorités à accepter leurs revendications, les grévistes ont barré l’accèsau port d’Owendo, principale plateforme du pays pour les échanges commerciaux avec l’étranger. Un forcing mal vu par l’opinion publique et dénoncé par les opérateurs économiques qui souffrent sérieusement à cause des mouvements sociaux qui se multiplient étrangement à quelques semaines des fêtes de fin d’année.

Toutefois, le Chef de l’Etat, afin certainement de ne pas envenimer la situation, a choisi de dépêcher sur le site son Directeur de cabinet. Et toujours selon la presse locale, une réunion de travail s’est tenue par la suite à la Présidence de la République.

Wilfried  Erisco  Mvou  Ossialas, porte-parole de la Fesyrefaa, a laissé entendre à l’issue de cette réunion qu’un accord de principe a été trouvé et que les agents pourraient encaisser leurs primes à compter de ce mardi 28 novembre 2017 « au guichet automatique du Trésor public ».

Si les syndicalistes comptent cette fois tenir parole, la grève des agents des régies financières devraient ainsi prendre fin dès ce jour sur toute l’étendue du territoire. Les autorités, les partenaires financiers institutionnels, le secteur privé et l’opinion en général suivent de près l’évolution de la situation et notamment la disponibilité des syndicats à respecter leurs engagements.