COLLECTIF DES JEUNES DE L'OPPOSITION : En finir avec la politique « contreproductive »

COLLECTIF DES JEUNES DE L’OPPOSITION
En finir avec la politique « contreproductive »

Des membres du collectif des jeunes  leaders de l’opposition se désolidarisent actuellement de la démarche des autres opposants qui ont du mal à tourner la page de l’élection présidentielle de 2016. Ils ont formulé des critiques acerbes à l’endroit de ceux qui souhaitent continuer à se focaliser sur ce débat, tout en dénonçant une pratique politique « contreproductive ».

 

La page de l’élection présidentielle de 2016 doit être tournée. C’est la conviction des membres du collectif des jeunes leaders de l’opposition. Isaac Abaga Obiang fait partie de ceux qui ne croient plus en l’approche des opposants radicaux actuellement. «L’on constate que l’opposition dite radicale est dans l’impasse au niveau de son fonctionnement interne et dans ses rapports avec la population. Elle a perdu son aura populaire parce qu’entre temps, elle a pris des décisions peu réalistes auxquelles la grande majorité des Gabonais ne croient vraiment plus», a-t-il affirmé.

A un moment où les discussions sont focalisées sur la mise en œuvre des actes du Dialogue politique et sur la mise en œuvre des réformes socioéconomiques dans le pays, le collectif des jeunes leaders de l’opposition ne se retrouvent plus dans les arguments des opposants qui gravitent autour du candidat arrivé en deuxième position, Jean Ping, lors de l’élection de l’an passé. «A tort ou à raison, certains compatriotes ont décidé de ne pas tourner la page de la présidentielle. C’est leur droit légitime. Mais un an plus tard, peut-on réellement dire qu’ils ont fait avancer leurs revendications de façon concrète?», s’est demandé Isaac Abaga Obiang.

Pour les jeunes membres de l’opposition, il serait plus judicieux actuellement de dialoguer. Les appels à l’insurrection n’ayant pas eu d’écho de la part de la population. «Nous pensons que si en tant que républicains on décide de tourner le dos à la violence, on doit clairement accepter de dialoguer avec le camp d’en face», conclut le jeune opposant, qui dénonce la ligne politique jugée « contreproductive » de l’aile radicale de l’opposition.