ATTRACTIVITÉ ECONOMIQUE : Corriger le tir pour mettre en valeur le potentiel du Gabon

ATTRACTIVITÉ ECONOMIQUE
Corriger le tir pour mettre en valeur le potentiel du Gabon

Le Gabon est un pays essentiellement pétrolier mais la diversification est en marche. Le blocage administratif demeure l’un des principaux freins à l’investissement. Le coordonnateur du Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) crève l’abcès. Il est temps d’exploiter le potentiel d’un pays qui a les richesses nécessaires pour être attractif.

 

Avec un mauvais classement dans le rapport Doing Business 2018, la destination Gabon souffre d’une image négative. Il faut d’abord assumer avant de changer. «Premièrement cela relève de nos erreurs à nous-mêmes, reconnaît le coordonnateur général du bureau du PSGE, évoquant les réformes administratives nécessaires. « La réalité est qu’à un moment donné, il faut casser les barrières administratives, et il faut que nous parvenions à arrêter avec la féodalité administrative», a martelé Liban Soleman.

Après avoir perdu 3 places, le pays se trouve au 167è rang mondial. Ce mauvais classement s’explique par un tableau très négatif dans le domaine de l’exécution des contrats. « Il faudra pour un entrepreneur au moins 9 millions 240.653 francs CFA, 1160 jours, contre 656,8 jours en Afrique subsaharienne et 577.8 au sein de l’OCDE ». Le raccordement à l’électricité nécessite un délai de 148 jours pour l’accomplissement de 7 procédures.

Le gouvernement subit ces lourdeurs administratives mais essaie de changer les choses en lançant des réformes. Une meilleure coordination des entités concernées dans l’octroi de permis de construire et de titres fonciers est nécessaire. La loi sur la production, du transport et de la distribution de l’énergie électrique et de l’eau potable réaffirme le monopole de l’Etat qui sera en mesure de de déléguer le service public à plusieurs opérateurs privés selon divers types de contrat possible.

«Le Gabon est un pays extrêmement attractif. Le potentiel est là, affirme le coordonnateur du PSGE. C’est vrai que nous pouvons faire beaucoup mieux en termes d’attraction des investisseurs». La diversification de l’économie gabonaise est une œuvre en cours de construction. De 2009 à 2017, le pays est à 2,4 milliards de dollars d’investissement étrangers hors secteur pétrolier. Les avantages comparatifs dans les zones économiques spéciales n’ont pas l’effet escompté tant que le ménage n’a pas été fait dans l’administration.