ARTISANAT
Le nouveau projet de loi présenté aux députés

Le nouveau projet de loi sur le secteur de l’artisanat a été présenté par Biendi Maganga Moussavou, ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, de l’Entrepreneuriat national et de l’insertion des  jeunes aux  députés. Le projet de texte vise notamment à mettre sur les rails une véritable politique nationale de l’artisanat au Gabon.

 

Deux mois après son adoption par le conseil des ministres, le projet de loi portant orientation de la politique nationale de l’artisanat a été présenté aux députés par le ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, de l’Entrepreneuriat national et de l’insertion des  jeunes.

« Parmi les corporations prises en compte par la dénomination entrepreneuriat national, à l’instar des PME et des acteurs de l’économie sociale et solidaire, seul l’artisanat n’a pas encore bénéficié d’un cadre juridique permettant d’accompagner efficacement l’artisan dans l’exercice de son métier», a affirmé le ministre Biendi Maganga Moussavou devant les députés, avant de spécifier pourtant que «cette situation constitue une entrave à son développement, à la promotion des activités qui lui sont dévolues et la dévaluation de sa réelle contribution à l’économie nationale».

Le projet de loi vise ainsi à mettre en place une véritable politique nationale de l’artisanat, afin de promouvoir davantage le secteur, tout en accordant une importance particulière à la normalisation.

« Le projet de loi précise le cadre général de l’artisanat, définit les différents domaines qui le composent, stratifie les activités du secteur, met en place un organe d’échanges permanents dont l’action vise à aboutir à la normalisation du secteur», a expliqué le ministre.

A travers le nouveau projet de loi, comportant 8 titres et 52 articles, les autorités du pays visent à la fois notamment l’autonomisation des Gabonais économiquement faibles et la promotion de l’identité culturelle gabonaise. La création d’une Chambre nationale des métiers est aussi prévue en vue de la régulation et de la lutte contre l’artisanat informel.