FINANCE PUBLIQUE
Face aux défis écologiques

 

Pas de lutte efficace contre les changements climatiques sans ressources adéquates. Dans ce cadre, la finance publique a un rôle central à jouer mais ne pourra pas promouvoir à elle seule un développement durable et résiliant pour tous.

 

Le débat tourne actuellement autour des politiques climats sur le long terme et la production d’un effet de levier sur la finance privée. Les banques et agences de développement, qu’elles soient nationales, régionales ou multilatérales sont au cœur de ce processus. Elles ont la capacité de réorienter les flux financiers vers une économie bas-carbone, compatible avec les ambitions de l’Accord de Paris.

Le One planet summit, qui se tient actuellement dans la capitale française,  démontrera en quoi l’Accord de Paris pose un nouveau mandat pour la finance publique et privée et pourquoi il est nécessaire de changer l’échelle de la finance pour l’action climat par l’engagement public et son effet de levier sur les investissements privés.

Le « One Planet Summit » réunira, autour de la France et la Banque Mondiale, environ 2000 participants dont une centaine de pays invités, et 800 acteurs non-étatiques (institutions publiques, acteurs privés, société civile et gouvernements locaux) engagés sur la question climatique.

La rencontre vise notamment à, accélérer l’écologisation des finances publiques et privées ; fournir une réponse claire et opérationnelle pour réorienter les financements vers le climat ; et encourager le dialogue, les approches participatives et inclusives.

Le Gabon, par la voix du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, a été constant sur ses positions depuis les négociations de la COP 21 à Paris (2015). Son appel à matérialiser les engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris a été répété lors de la COP22 (Marrakech), de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier, du Pacte mondial pour l’Environnement à New York et de la COP23 récemment à Bonn.

Les actions du Gabon dans lutte contre les changements climatiques lui ont valu la présidence du CAHOSCC, instance la plus importante de l’UA sur les questions environnementales. Le leadership assumé du chef de l’Etat, qui parle au nom de l’Afrique, se matérialise par ses interventions dans différents cadres de négociations multilatéraux comme la COP23.

Enfin, pour le Ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes Publics, Jean Fidèle Otandault, malgré le fait que le Gabon soit engagé dans un vaste programme de réformes visant à assainir ses finances publiques, le volet écologique demeure une priorité dans la politique gouvernementale dont l’orientation est basée, pour les prochaines années, sur le Plan de Relance de l’Economie.