PROCESSUS DE KIMBERLEY : Le Gabon admis officiellement

PROCESSUS DE KIMBERLEY
Le Gabon admis officiellement

 

A l’issue de la réunion du comité d’adhésion au processus de Kimberley, du 12 au 14 décembre, à Brisbane, en Australie, le comité a décidé l’adhésion du Gabon au processus au bout de deux années d’attente et de travail continu et acharné.

 

Le Gabon est désormais le 82e pays « membre participant » au processus de Kimberley après la validation de son adhésion et pourra espérer mieux exploiter la filière diamantifère dans le pays. Le comité d’adhésion, qui s’est réuni, du 12 au 14 décembre, à Brisbane, en Australie, a accepté la candidature gabonaise et l’a intégré au processus après avoir entendu le plaidoyer de la délégation gabonaise sur place.

Plusieurs étapes ont été franchies par le Gabon au cours des dernières années pour parvenir à faire passer son dossier devant l’Assemblée générale du processus de Kimberley. Des formations ont été dispensées à l’endroit des évaluateurs de diamants bruts au Gabon, le futur Bureau des expertises et des évaluations des diamants bruts a été équipé et deux projets de décrets ont été élaborés en vue de la création du Secrétariat national permanent du Processus de Kimberley (SNPK) et pour la définition des conditions de mise en œuvre du Système international de certification des diamants en République gabonaise.

Les Assemblées Générales du processus de Kimberley, tenues à Dubaï en novembre 2016, et à Perth, en mai 2017, se sont déjà penchées sur le cas gabonais mais la décision concernant l’adhésion du pays n’est survenue que cette année.

A la suite de cette adhésion, le Gabon peut espérer exploiter les sites diamantifères en toute légalité au pays, et contrôler la production de diamants par ses artisans locaux afin d’attirer des investisseurs miniers, nécessaires pour le développement de la filière.

Notons que plusieurs sites, au nord et au sud-est du pays, sont répertoriés comme étant propices à l’exploitation diamantifère au Gabon, pour ne citer que Mitzic, Nzenzelé, Makongonio, Waka et Makokou. Mais l’exploitation est limitée au niveau artisanal, pratiquement sans contrôle étatique au niveau de ces régions. Les diamants gabonais sont ainsi souvent exportés à bas prix dans des pays voisins déjà admis au processus et qui s’approprient les produits avant de les exporter de nouveau avec des bénéfices plus conséquents.

L’adhésion du Gabon au processus permettra au pays de renforcer la traçabilité, la transparence et la protection des différents acteurs de l’industrie du diamant. En sachant qu’il s’agit surtout d’un système international de certification des diamants bruts pour prévenir l’arrivée sur le marché international des  diamants exploités dans le cadre des conflits souvent très meurtriers et qui contribuent souvent à financer des mouvements rebelles.