SAMU SOCIAL GABONAIS Les 3 premiers mois en chiffres

SAMU SOCIAL GABONAIS
Les 3 premiers mois en chiffres

*Le groupe B 50*

Les Nzébi occupent Lébamba, Mbigou, Mimongo, Malinga et Pana au sud, Koulamoutou au centre, Bakoumba à l’est. Les Duma sont majoritaires à Larstourville où ils cohabitent avec une minorité wanzi, le gros de cette ethnie vivant à Moanda. On signale aussi des Tsangi à Larstourville, Moanda, Bakoumba et les Mwélé à Mbigou. Les Ivili sont à Sindara, Ashouka et Lambaréné, loin des autres ethnies du groupe B 50. Ces derniers ne doivent pas être confondus avec leurs quasi homonymes de Mayumba qui, eux, font partie du groupe H 10.

*Le groupe B 60*

_Les Mbaama sont installés le long de la Sébé, principalement à Okondja et à Akiéni en amont de la Lékoni. Quelques clans habitent également le centre de Franceville, au voisinage des Ndumu qui débordent sur Moanda et des Kanigi qu’ils séparent en deux groupes, l’un du nord et l’autre du sud. Le premier confine au B 50, le second au B 70.
Le groupe B 70
Les ethnies B 70 occupent la région des plateaux, au centre-est du Gabon, en direction des sources de l’Ogooué. A l’ouest, cette région prolonge le territoire des langues B 50, au nord celui des B 20 (Kota, Mahongwè, Shamaye, Saké). Les Téké sont localisés à Léconi et à l’est d’Akiéni.

En un trimestre, 2801 appels via le numéro vert 1488, ont été reçus par le SAMU Social Gabonais. Le nombre d’appels n’a cessé d’augmenter chaque mois. Durant le mois de juillet qui représente le début de ses activités, 484 appels avaient pu être notés. Au mois d’août, le deuxième, le total d’appels était passé à 691 alors que le mois de septembre a, quant à lui, connu une augmentation du nombre d’appels allant jusqu’à la somme des deux premiers mois réunis, à savoir 1626.

 

Parmi les raisons qui ont suscité les appels des personnes en difficulté, les cas de détresse (44,00% des 2801 appels) étaient, durant les trois mois en tête, suivis des appels tests ou BIP (32,71% du total des appels). Les renseignements (23,11%) étaient la troisième cause d’appels émis vers le SAMU Social Gabonais tandis que les encouragements/remerciements étaient le quatrième motif.

Les cas de détresse ont significativement augmenté en septembre (48,27% des 1626 appels), par rapport au premier mois (juillet) durant lequel la fréquence des cas de détresse était de 40,91%. Les 42,82% de fréquence des cas de détresse du mois d’août n’étaient significativement pas différents des fréquences des deux autres mois (juillet et septembre). Les fréquences des appels tests/BIP et renseignements ont quant à elles, significativement baissé au mois de septembre.

Dans l’ensemble, l’augmentation de la fréquence des cas de détresse et inversement, la baisse des renseignements et appels tests pourraient s’expliquer par les différentes campagnes (télévisées et distributions des flyers au sein des quartiers), exécutées pour faire connaitre le SAMU Social à Libreville, et même à travers le Gabon. L’effet tant recherché de ces campagnes est de faire comprendre le principe et les missions du SAMU Social Gabonais, et, nous pouvons nous en féliciter.

Lorsqu’on considère l’ensemble de la population vivant à Libreville, la capitale gabonaise (800 000 environ), 2800 appels pourraient être négligeables. Néanmoins, en considérant le fait que le SAMU Social soit un nouvel organe au Gabon, ce nombre pourrait être l’expression d’une structure en plein essor dans un contexte de sous-développement économique, social et humain.