RÉCONCILIATION
Un groupe se désolidarise de Ping

Dans la lignée de l’appel au dialogue lancé par l’ancien Premier Ministre Casimir Oyé Mba, un groupe des leaders des partis politiques et associations qui ont soutenu la candidature de Jean Ping à l’élection présidentielle de 2016, a pris position pour la « réconciliation nationale avec le pouvoir et entre gabonais ».

Le groupe a choisi de confier son leadership au président de l’Union pour la nouvelle république (UPNR), maître Louis Gaston Mayila, et ses membres ont soutenu que leur choix vise simplement à « privilégier l’intérêt supérieur de la Nation ».

Selon les propos de l’un de ses dirigeants et président de l’Union des patriotes loyalistes, David Mbadinga, rapportés par AGP, « les acteurs politiques, les associations des jeunes et des femmes et les forces vives de la Nation soucieux du devenir du pays, épris de paix et de justice, afin de préserver le peuple gabonais de tout dommage, appellent à la réconciliation nationale.  Pour ensuite ajouter que la philosophie du Gabon d’abord rejette « tout ce qui peut continuer à diviser ».

Le groupe qui affirme réunir les « patriotes gabonais » estime par ailleurs que le dialogue d’Angondjé n’a pas réussi à réunifier le pays et que  « se réconcilier ne signifie pas qu’on doit tout oublier ». Et argumente que « nous n’avons pas de pays de rechange, et sommes condamnés à vivre ensemble et à partager notre destin commun ». Raison pour laquelle, à ses yeux, il est nécessaire de se réconcilier « pour préserver l’avenir de notre jeunesse » en s’élevant au-dessus des considérations et des égoïsmes partisans.

Ils ont saisi l’occasion de « lancer un appel aux tenants du pouvoir et plus particulièrement au président de la République pour qu’il crée les conditions d’une véritable réconciliation nationale entre les filles et les fils du Gabon » avant de conclure que « la réconciliation nationale doit être notre force pour léguer aux générations futures, un pays de paix et de justice ».