REFORME DE L'ENAM : Les réflexions se poursuivent

REFORME DE L’ENAM
Les réflexions se poursuivent

 

La commission chargée de réfléchir à la réforme de l’ENAM, l’école gabonaise des beaux-arts, en vue de son adaptation aux nouveaux enjeux de développement du pays, a rendu ses premières conclusions au Ministre d’État en charge de la Culture ce mercredi après-midi. Créer des filières nouvelles tout en renforçant celles déjà en place, adapter les formations à la nécessité de créer une véritable industrie culturelle, donner des outils indispensables à l’auto-emploi, telles sont les différentes pistes que le Ministre d’Etat a indiquées avant d’accorder un délai supplémentaire de quinze jours à la commission pour la finalisation de son travail.

 

Construit sur les anciennes installations du Haut conseil pour les réfugiés (HCR) ayant servi de base d’accueil des réfugiés de la guerre du Biafra, l’École nationale des Arts et Manufacture peine à s’arrimer au système éducatif moderne, à l’exemple d’autres grandes écoles supérieures du Gabon. Elle est ainsi obligée de se transformer pour ne pas tomber pour de bon dans la désuétude et l’indigence.

Toujours pour la petite histoire, l’école a été créée en 1982 par le président Omar Bongo dans le but de mettre un accent particulier sur l’art et la culture. Mais la création de cet établissement remonte en fait à 1959, avant l’accession à la souveraineté du Gabon. Il fut, dans un premier temps, une section artisanale annexée au Lycée Technique Omar Bongo Ondimba, puis est devenu le Centre National des Arts et Manufacture (CNAM) en 1975. La création d’une structure de formation artistique à la veille de l’indépendance du Gabon, relevait de la « nécessité de soutenir et de le dynamiser par un système conceptuel gabonais, une action culturelle conséquente et donnant la primauté à nos valeurs profondes et millénaires ».

C’est seulement au début des années 80, que l’ENAM devient une école à multiples sections à savoir : arts plastiques, arts dramatiques, sculptures, poteries, arts graphiques, etc. Mais selon les commentateurs de la scène culturelle gabonaise, l’école n’a jamais pu mériter le qualificatif   de « berceau de la formation en matière de l’esthétique nationale ».