MANGANÈSE
Les Indiens passent à la vitesse supérieure

 

La compagnie Nouvelle Gabon (NoGa) Mining prépare actuellement une étude d’impact environnemental dans le cadre de son projet d’exploitation du gisement d’Okondja situé dans la province du Haut-Ogooué, au sud-est du Gabon. Un projet auquel la société associe la création de 350 et 400 emplois directs.

 

L’étude d’impact environnemental a été confié au cabinet Enviropass et doit permettre, selon l’agence Ecofin, « de circonscrire les nuisances possibles pouvant impacter négativement le cadre de vie des populations ».

Rapportant les informations publiées par la presse économique locale, l’agence a en outre rapporté qu’un cadre travaillant pour le compte de ce cabinet a souligné que l’étude va jusqu’à concocter un cadre réglementaire ainsi que des mesures d’accompagnement permettant à l’opérateur de développer de manière durable ses activités sur les six gites ou plateaux qui constituent cet important gisement dont le rythme et le volume d’extraction pourraient être étalés sur 15 ans.

On croit savoir par ailleurs que les opérateurs indiens, qui exploitent déjà le gisement de manganèse de Biniomi près de Franceville dans la même province, veulent faire de l’exploitation du gisement d’Okondja la marque de leur volonté de passer à la phase supérieure dans leur plan de développement dans la sous-région Afrique centrale.

La mise en œuvre effective du plan d’exploitation de ce site qui a suscité l’intérêt et l’implication de plusieurs entreprises étrangères ces 15 dernières années, devrait permettre à NoGa Mining, propriétaire du site depuis septembre 2017, d’augmenter significativement ses prévisions de production de minerais de manganèse. Celle-ci, selon les estimations de l’entreprise, devrait être de 250 000 tonnes pendant les deux premières années avant d’être portée à 1 million de tonnes la troisième année de son développement.