COUVERTURE SANITAIRE
Le Chef de l’Etat veut aller plus loin

Maintenant que les nouveaux hôpitaux sont entrés en service, le président Ali Bongo Ondimba souhaite maintenant mener la nouvelle phase du renforcement de la couverture sanitaire. Cette étape devrait être consacrée à des opérations comme la construction de centres de santé de proximité et les dispositifs sanitaires mobiles, qui auront un rôle central dans la politique de prévention médicale et dans l’assistance de première nécessité.

L’extension du réseau de base et le renforcement de ses capacités doit permettre de soulager les centres hospitaliers universitaires, qui voient affluer des patients qui pourraient être pris en charge par ces structures de santé de proximité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Président s’est engagé à créer de nouveaux centres de santé dans des localités comme Lambaréné, Ngomo, Ekobé, Tchibanga, Bagoula, Mouila, Mvadi, Matsatsa, Mokéko, Oyem, Makokou, Sam, Koulamoutou, ainsi que plusieurs quartiers de Port-Gentil et Libreville.

Un accord de financement a déjà été signé à cet effet, en 2016, avec l’Agence Française de Développement, en mars 2016, qui sécurise une ligne de financement de plusieurs dizaines de milliards de FCFA pour construire et équiper ces centres de santé, de même que former le personnel médical qui y officiera. Par ailleurs, les fonds nécessaires à la réhabilitation de l’hôpital de Melen seront mobilisés et le programme de construction des centres hospitaliers régionaux sera poursuivi.

Un réseau de cliniques mobiles

Mais Ali Bongo Ondimba veut aller encore plus loin pour que le Gabon dispose au plus vite d’une carte sanitaire considérablement renforcée, à même de répondre aux attentes des populations sur l’ensemble du territoire. Lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre dernier, le Chef de l’Etat a souligné que « la vitalité d’un pays dépend de la santé de sa population ». C’est pourquoi le Président a annoncé qu’en 2018, sera intensifiée l’action dans ce secteur prioritaire.

Place donc à l’implantation d’un réseau de cliniques mobiles dans chacune des provinces du Gabon afin de permettre une meilleure couverture sanitaire à l’échelle du pays et l’accès aux soins de base pour les plus démunis. Ce réseau sera constitué, selon toujours le Président, d’une flotte de bus médicalisés, de type 4X4, disposant de l’équipement nécessaire pour réaliser des soins d’urgence et de base : espace de consultation, table d’examen gynécologique, mini-laboratoire ou encore matériel ophtalmologique.

A cela s’ajoute un programme de gratuité des frais d’accouchement sur toute l’étendue du territoire national à compter du premier trimestre 2018. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la décennie de la femme et vise non seulement à réduire le taux de mortalité infantile mais aussi à soulager les familles face aux dépenses, souvent lourdes, liées à la naissance d’un bébé.

Les projets présidentiels tiennent compte également des retraités. Il faut, selon le Chef de l’Etat, « tout faire pour adapter le système, le moderniser afin de le rendre pérenne » pour que les ainés puissent vivre décemment.

Mise en œuvre des mesures

Au niveau de la Primature, on s’active déjà pour traduire en actions les mesures annoncées par le Président de la République.  Une réunion interministérielle allant dans ce sens a été présidée par le Premier Ministre le 5 janvier dernier.  A la suite duquel les départements concernés ont pris les premières dispositions idoines. Le Ministre d’Etat en charge du Budget a ainsi pris plusieurs décisions visant à mettre rapidement en exécution la feuille de route adoptée.

Parmi les travaux déjà en cours, citons l’entame des opérations d’estimation du financement nécessaire à chaque programme. Une démarche menée en collaboration avec d’autres départements pour pouvoir caler le budget avec l’enveloppe globale d’investissement disponible. L’équipe du Ministère du Budget a également commencé à procéder à la revue des projets déjà en cours et inscrits dans la loi de finances pour 2018. A savoir également que certaines mesures devraient impliquer les partenaires (institutionnels et privés) et amener les responsables à « sécuriser les crédits à mobiliser », selon le terme consacré.