ASSURANCES : Un marché en phase de rebond ?

ASSURANCES
Un marché en phase de rebond ?

 

Après une période de stagnation puis de baisse, le secteur gabonais des assurances semble être en mesure d’entamer une nouvelle phase de rebond. Quelques chiffres sont mis en avant par les spécialistes du secteur pour expliquer la probabilité de ce « probable » renversement de tendance.

Les analystes remarquent que pour le secteur gabonais des assurances, deux signaux positifs sont à prendre en compte. D’abord, au cours du troisième trimestre, le marché a connu un nouveau frémissement après une période de léthargie. L’autre signal qui attire l’attention des prévisionnistes, c’est la diminution notable du nombre de sinistres réglés. Un chiffre qui a connu une baisse de près de 17%. Une donne nouvelle qui prédit selon les spécialistes, qui se basent sur les statistiques de ces dernières années, un renforcement de la marge nette des opérateurs d’assurance.

Pour mieux apprécier la mauvaise passe traversée par le secteur ces 12 derniers mois, constat a été dressé dernièrement qu’à la fin septembre 2017, le chiffre d’affaires cumulé des entreprises du secteur était de 55,86 milliards de FCFA. Des chiffres qui, selon Ecofin, proviennent de sources officielles. Ce niveau représente une baisse de 21,1% par rapport à la performance de la même période en 2016.

Sur le créneau de l’Assurance Vie qui pèse plus de 15% du total des primes collectées par les compagnies d’assurance gabonaises, la baisse a été la plus visible avec une chute de 29,6% sur l’ensemble des primes collectés. Une contreperformance spectaculaire dont l’origine principale serait « les tensions de trésorerie chez les clients et un accroissement de la concurrence entre les assureurs ».

L’impact de cette baisse de forme du marché a été particulièrement ressenti chez les courtiers en assurance. Ces derniers qui servent d’intermédiaires entre les compagnies et les clients. A la fin du troisième trimestre 2017, leurs commissions affichaient une baisse de 15%, comparativement à celles de l’année 2016.