GOUVERNANCE PUBLIQUE : Les objectifs sont clairs

GOUVERNANCE PUBLIQUE
Les objectifs sont clairs

 

Les principaux bailleurs de fonds institutionnels qui accompagnent la relance de l’économie gabonaise recommandent que les autorités s’emploient davantage à mobiliser les recettes non pétrolières, qui ont chuté du fait des retombées négatives du choc pétrolier et des mouvements de grève des agents des régies financières.  Une nécessité qui amplifie le besoin d’accélérer les réformes pour réduire le recours aux exonérations fiscales ad hoc, et corriger les faiblesses de l’administration en charge des finances publiques. 

Par rapport à ces recommandations, les responsables sectoriels ont répondu à travers les dispositions prises, conformément aux instructions du Président de la République et la feuille de route mise sur pied par la Primature, qu’elles sont bien déterminées à renforcer la gestion des finances publiques tout en menant les initiatives pour mobilier les ressources non liées à l’exploitation des hydrocarbures.

Le Ministère en charge du Budget a par ailleurs expliqué à plusieurs reprises que l’une de ses priorités est de renforcer la gestion de trésorerie à court terme et la prévision des liquidités, en particulier pour éviter toute nouvelle accumulation d’arriérés qui risqueraient d’ébranler la confiance dans la reprise économique. Une option conforme aux engagements que le Gabon a pris notamment vis-à-vis du FMI.

L’objectif premier étant d’inverser la progression des créances improductives et favorisera la croissance des ressources au profit du secteur privé. Les autres mesures destinées à doper la croissance à moyen terme se focalisent sur le climat des affaires et la qualité et diffusion des statistiques économiques.

A noter également la volonté affichée du gouvernement de mener des réformes pour améliorer le suivi des dépenses liées aux programmes sociaux essentiels, afin de veiller à ce que le poids du rééquilibrage budgétaire ne repose pas de manière disproportionnée sur les couches de population les plus vulnérables.

Enfin, les divers acteurs s’accordent sur le fait  que le programme du Gabon repose sur la mise en œuvre, par les institutions régionales, de politiques et réformes d’accompagnement, dont le durcissement de la politique monétaire, l’élimination des avances statutaires, une réglementation et supervision avisées du secteur bancaire, et des contrôles stricts dans l’octroi de crédit aux banques.