PROGRAMME GRAINE
Quatre coopératives s’activent à Tchibanga

 

Dans la province de la Nyanga, le programme Graine a permis d’obtenir des résultats encourageants. Quatre coopératives sont très actives dans la production de manioc notamment.

Plus de 60 hectares de terrain ont été mobilisés pour la culture de manioc, dans les environs de Tchibanga, dans la province de la Nyanga. Dans le cadre du programme Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine), quatre coopératives s’activent dans la région pour booster la production agricole.

Les coopératives Eden Divara, Moutsige, Vie et Forêt et Ponzi-Nadouabi cultivent du manioc sur des surfaces comprises entre 15 et 20 hectares depuis quelques années maintenant. Les coopératives souhaitent l’accompagnement du Programme jusqu’à la prochaine récolte en tous cas.

«Actuellement, nous attendons la phase de la récolte. Nous souhaitons que le programme nous aide jusqu’à la fin. Car nous avons pour ambition d’agrandir notre espace de culture», a affirmé la présidente de la coopérative Moutsige, Hortense Ignouga Moumbanga. L’accompagnement est également souhaité pour la commercialisation des produits : « Nous sommes cependant confrontées au défi de la commercialisation, étant donné que nous entrerons bientôt dans la phase de commercialisation dans un ou deux mois », explique-t-elle.

De son côté, la coopérative Eden Divara attend la concrétisation de la promesse de Sotrader concernant la réalisation des bacs de trempage.

Le responsable local du programme Graine, pour sa part, espère des résultats qui pourraient avoir un impact économique sur place et au niveau national. «Nous voulons avoir des produits agricoles locaux à moindre coûts. C’est l’un de nos challenges. 400 milliards de F CFA sont dépensés chaque année pour des importations alimentaires au Gabon», a rappelé Philipe Xavier Moussavou, qui a aussi spécifié que « l’objectif principal est d’approvisionner le marché local et les deux provinces environnantes : la Ngounié et l’Ogooué-Maritime ». « L’approvisionnement de Libreville interviendra en dernier recours, si nous éprouvons des difficultés à écouler les produits sur les marchés cibles», a-t-il précisé.