EFFECTIFS DANS L’ADMINISTRATION
La tendance est à la baisse

 

Selon les données collectées à fin septembre 2017, l’emploi dans le secteur public (hors collectivités locales) gabonais a connu un léger repli (-0,1%). Cette petite baisse confirme la tendance actuelle qui trouve son explication dans la nouvelle politique du gouvernement visant à maîtriser les dépenses publiques.

C’est la Direction Générale du Budget et des Finances publiques, une entité au sein du Ministère du Budget et des Comptes Publics, qui a fourni les chiffres. On sait ainsi que l’Etat emploie aujourd’hui 102 367 agents, que la diminution des effectifs de la fonction publique est de – 0,2%, nonobstant une hausse, légère également, de 0,3% de ceux de la main d’œuvre non permanente.

Indication a été donnée en outre que l’état quantitatif de l’effectif public constaté sur ce laps de temps peut être considéré comme l’impact positif de la stratégie gouvernementale en matière de maîtrise de la masse salariale, conformément aux directives du Chef de l’Etat et les priorités définies dans le plan de retour à une croissance forte.

Une autre remarque a également été faite : au terme du troisième trimestre de l’année passée,  la diminution du nombre des agents de l’Etat n’a pas la même proportion pour les ministères et les organes rattachés. Certains départements ont même encore connu une hausse de leurs effectifs.

Les principales structures administratives à l’origine de cette tendance à la baisse des effectifs sont : les pouvoirs publics (-5,4%), l’administration des transports (-4,9%), l’administration sociale (-0,3%), Autres administrations (-83,0%), cadrant avec les choix opérés par le gouvernement dans l’optique d’assainir les finances publiques. En revanche, l’administration générale (+6,0%), l’administration économique (+9,5%) et l’administration de l’éducation (+0,3%) ne sont pas encore sur la tendance.

Ces départements justifient cette situation « à contre-courant » par la régularisation des situations administratives des agents déjà en présalaire et le renforcement des effectifs dans certains secteurs jugés prioritaires, notamment par rapport aux actions identifiées dans le Plan de relance de l’économie (PRE).