AMÉNAGEMENT FORESTIER
Convergence de vues entre le Gabon et l’AFD 

 

Le ministre d’Etat en charge de la Forêt, de la Mer et de l’Environnement, Pacôme Moubelet Boubeya a eu une rencontre de travail avec l’AFD afin notamment de faire le point sur l’état d’avancement du programme visant à soutenir les actions pour mieux contrôler  l’aménagement forestier au Gabon.

« Il y a une parfaite convergence de vues entre le Ministère dont j’ai la charge et l’Agence Française de Développement sur la conduite des projets pour lesquels nous bénéficions d’appuis financiers », a déclaré Pacôme Moubelet Boubeya. Ce dernier qui, avec la Directrice de l’AFD, Laetitia Dufay, au cours d’une table-ronde, a fait une revue à mi-parcours de la mise en œuvre du Projet d’appui au Contrôle d’Aménagement Forestier (CAF), financé par l’Accord de Conversion de Dette.

« Nous sommes convenus de donner aux contrôles réalisés par le CAF une qualité supplémentaire à laquelle doit être associé un renforcement des capacités institutionnelles », a ajouté le Ministre d’Etat.

Pour rappel, l’AFD soutient depuis deux décennies le Gabon dans la définition et la mise en application de sa politique forestière. L’Agence participe au financement du projet CAF afin d’appuyer l’administration gabonaise dans le suivi et le contrôle de la gestion forestière, pré-requis indispensables pour assurer la gestion durable de la forêt.

Le Domaine Forestier National gabonais, s’étendant sur 22 millions d’hectares, compte 14,5 millions d’hectares attribués à l’exploitation forestière. Historiquement, l’Etat a marqué sa volonté d’accompagner les opérateurs forestiers dans leur processus d’aménagement en finançant une partie via des projets. Dans cette optique, l’AFD a financé les premiers plans d’aménagement gabonais puis le Projet d’Aménagement des Petits Permis Forestiers Gabonais qui avait pour finalité de relancer la dynamique d’aménagement forestier au Gabon, en rendant possible l’entrée des petits permis dans le processus.

Si le principe d’une exploitation forestière sous aménagement est aujourd’hui acquis, le dispositif de contrôle de ces dispositions reste à construire pour assurer que l’exploitation respecte bien les règles établies car le secteur se heurte encore à une exploitation illégale non maitrisée.