DETTE INTERIEURE : Règlement définitif vis-à-vis de 177 entreprises

DETTE INTERIEURE
Règlement définitif vis-à-vis de 177 entreprises

 

L’Etat gabonais honore ses engagements vis-à-vis du secteur privé, en procédant au règlement définitif de ses arriérés vis-à-vis de 177 entreprises locales.

Les PME seront particulièrement privilégiées à l’occasion du règlement de la dette intérieure. Une convention de règlement définitif de la dette intérieure due aux entreprises vient d’être signée avec un ensemble de créanciers regroupés au sein du Groupement d’intérêt économique (GIE) dénommé « Club de Libreville », avec comme chef de file le groupe BGFI Bank.

La convention porte sur le règlement d’un montant de 310 milliards de FCFA, soit 77 % du montant total de la dette initiale évaluée à 400 milliards de FCFA. Un premier paiement de 160 milliards de FCFA est programmé avant fin février sous la forme d’un financement bancaire versé au GIE. Les 150 milliards de FCFA restants feront, en outre, l’objet d’un rachat par les institutions bancaires ou financières locales « dans un délai d’un mois » d’après la convention.

« C’est un signal fort envoyé au secteur privé qui retrouve des marges de manœuvre pour investir et qui regagne confiance dans la parole de l’Etat, qu’il peut considérer comme un partenaire économique fiable », a indiqué le Directeur de cabinet de la présidence de la République, Brice Laccruche Alihanga. « Par ailleurs, ce plan s’inscrit dans le cadre de l’ambitieuse réforme de l’Etat que nous menons, notamment à travers la renégociation et la restructuration de la dette publique dans des termes plus favorables. In fine, cela nous permet de retrouver les capacités nécessaires pour relancer l’économie à travers des politiques d’investissement ambitieuses qui doivent profiter à l’ensemble des Gabonais, dont l’amélioration des conditions de vie quotidienne demeure notre priorité », a-t-il continué.

A noter que les dettes qui sont traitées dans le cadre de ce vaste plan de remboursement, ont été déjà validées par le Trésor public, la Direction générale du Budget et la Direction générale de la dette. Et ce, en accord avec la Confédération patronale gabonaise (CPG) qui, depuis un certain temps, a accordé une importance particulière au règlement de la dette intérieure afin de donner un coup de pouce aux entreprises et à l’économie nationale. C’est ainsi qu’en contrepartie de cet effort de l’Etat gabonais, les entreprises bénéficiaires se sont engagées à réinvestir une partie des montants remboursés pour la relance de l’économie sous la forme, notamment, de création d’emplois et de reprise des chantiers arrêtés etc.