CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES
Négociations avec les partenaires sociaux

 

A la suite de la reprise des négociations avec les partenaires sociaux, les activités du Centre national des œuvres universitaires (Cnou) sont déjà sur le point de reprendre. Une partie des primes des agents en grève a été en outre déjà réglée, mais la poursuite des négociations n’exclut pas les exigences d’une certaine transparence sur la gestion de cette structure.

Les négociations avec les partenaires sociaux se poursuivent actuellement et la décrispation est une nouvelle réalité au sein du Centre national des œuvres universitaires (Cnou). Le Syndicat national du personnel de l’administration universitaire et des grandes écoles du Gabon (Synapaugeg) voit déjà la situation différemment après le début des pourparlers initiés par le Ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Guy-Bertrand Mapangou.

Le paiement d’une partie des arriérés de prime des agents a ainsi déjà commencé le mardi 13 février. «De commun accord avec le personnel, nous avons convenu de réduire de 50% les arriérés de primes du 3e trimestre 2017. Il restera donc à payer intégralement celles du 4e trimestre de 2017, en plus de deux échéances de 2016 et les Arbres de Noël des deux années précédentes», a expliqué le Directeur général du Cnou, Aubert-Aimé Ndjila.

Lors du lancement des négociations avec les partenaires sociaux en présence du ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, les syndicalistes ont pu s’exprimer librement. Le président du Synapaugeg, Joseph Patrick Souchlty-Poaty, a affirmé qu’au Cnou, «les budgets ne sont pas toujours utilisés pour les missions pour lesquelles ils ont été alloués» et a reproché d’une certaine « arrogance » le Directeur général du Cnou.

Pour sa part, le ministre d’Etat, Guy-Bertrand Mapangou, a fait savoir que les négociations devront « porter sur quatre principaux aspects : la gouvernance, la sécurité sociale, les carrières et le statut des agents ainsi que les primes ». Il a cependant demandé des éclaircissements sur certains points flous. Notamment l’augmentation sans raisons spécifiques de l’effectif des agents au sein du Cnou, passant de 400 en 2011 à 800 en 2018, soit du simple au double. Certains agents seraient payés sur des « fonds propres ». Et le ministre d’Etat exige des précisions. «Il faudra m’expliquer d’où proviennent ces fonds propres, comment ils sont utilisés, pourquoi les effectifs ont doublé et quel est le statut de chaque agent», a-t-il spécifié.