SEEG-VEOLIA
L’Etat met un terme à la convention de concession

 

A la suite d’une série de réclamations de la part des populations, l’Etat gabonais a décidé de mettre un terme à la convention de concession qui le liait à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale du groupe français Veolia. Des mesures sont toutefois prises pour assurer l’approvisionnement en eau et en électricité et pour préserver les emplois.

Le gouvernement gabonais a opté pour la fermeté au bout de quelques jours de crise avec la société de distribution d’eau et d’électricité. Un communiqué du ministre de l’Eau et de l’Energie,  Patrick Eyogo Edzang, évoque « la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations » pour justifier la fin de la concession.

« Dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public de l’eau potable et de l’énergie électrique, l’Etat a procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise. Durant cette période transitoire, un organe ad hoc aura pour mission de gérer l’entreprise, de mener les audits et autres études nécessaires au développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art avec le groupe Veolia », spécifie également le communiqué du ministre de l’Eau et de l’Energie.

Toutefois, le gouvernement va déployer les efforts nécessaires pour préserver les emplois et les contrats que la SEEG a conclus avec ses partenaires.

La décision du gouvernement est tombée après les cris de colère de certains usagers qui se plaignent en raison des factures souvent salées alors que l’approvisionnement en eau n’est pas assuré régulièrement et les coupures d’électricité fréquentes. Des discussions ont été entamées entre les autorités du pays et les responsables de la SEEG mais elles n’ont pas permis de trouver un compromis.