MICROFINANCE
Les professionnels se réorganisent

 

L’association professionnelle des établissements de microfinance (APMG) a tenu une réunion durant laquelle les membres ont discuté de la réorganisation du secteur au Gabon. Il a été question également de désigner les nouveaux membres du bureau de l’association.

Au Gabon, la microfinance n’a cessé d’évoluer au cours des dernières années. Une association professionnelle des établissements de microfinance du Gabon a ainsi vu le jour en 2004.

Actuellement, les membres de l’APMG souhaitent redynamiser l’association et rendre le secteur plus actif encore, dans le souci d’accompagner l’entrepreneuriat à l’échelle nationale. Une réunion s’est tenue récemment dans ce sens. Des administrateurs et des responsables des structures bancaires ont participé à la réunion.

Jean Robert Obiang Obiang, le vice-président de l’APMG n’a pas caché son optimisme au terme des discussions entre les acteurs du secteur. Il s’est réjoui également des initiatives des autorités d’accompagner le secteur, notamment en procédant à des sensibilisations et en lançant une opération d’assainissement depuis quelques années. Il fut un temps, en effet, où près de 90% des établissements de microfinance opéraient sans agrément au Gabon.

Des établissements ont été fermés, et des responsables interpellés après avoir abusé de leur position dans certains cas. Les autorités ont parlé à l’époque de pratique de taux usuraire, de publicité mensongère, d’exercice illégal d’activités et de défaut d’agrément.

Actuellement, l’APMG compte changer la donne. Les membres  de l’organisation professionnelle sont persuadés que la microfinance peut, en effet, contribuer de manière conséquente à la vie économique du Gabon à travers le financement d’entrepreneurs qui ont souvent du mal à accéder au financement bancaire classique.

Avec des fonds propres estimés autour de 6 milliards de FCFA, une dizaine d’établissements de microfinance réunis au sein de l’organisation professionnelle parvient à participer au financement des acteurs économiques et des ménages, grâce à une soixantaine d’agences.