ENVIRONNEMENT
Interdiction de l’abattage et de l’exploitation du Kévazingo

 

Les autorités gabonaises ont décidé de renforcer la protection du Kévazingo en interdisant son abattage et son exploitation. Les mesures prises auparavant, face aux trafiquants, n’ont pas permis de limiter les dégâts. Le projet de décret portant mise en réserve du Kévazingo a été ainsi adopté lors du récent conseil des ministres.

Il fallait prendre le taureau par les cornes. Le Kévazingo est, depuis longtemps, considéré comme étant le « Roi » et le «gardien» de la forêt au Gabon. Mais ce bois précieux a été toujours illégalement exploité par des trafiquants sans foi ni loi. Le Kévazingo est déjà classé parmi les espèces végétales protégées au Gabon, mais cela n’a pas empêché les exploitations illégales.

De même, à titre conservatoire, son exploitation a été suspendue officiellement pour un temps déterminé. Mais actuellement, le ministère d’Etat en charge de la Forêt et de l’Environnement veut aller plus loin.

L’abattage et l’exploitation du Kévazingo sont désormais interdits, sur la base des articles 67 et 297 de la loi n° 016/01 du 31 Décembre 2001 portant Code forestier en République gabonaise. La question a été évoquée lors du dernier conseil des ministres. Le projet de décret y afférent a été adopté. Il reste maintenant à préciser les conditions et modalités d’application de ce texte.

C’est notamment dans les provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Ivindo que les trafics de ce bois précieux ont connu une proportion angoissante durant les dernières années.  Des membres de la société civile ont dénoncé ces trafics, étant donné que certaines populations attribuent une puissance mystique à cette espèce végétale toujours très convoitée en raison d’une forte demande en Asie. Au cours des dernières années, des trafiquants ont été appréhendés, mais il était difficile de mettre un terme de façon définitive à l’exploitation illégale du Kévazingo.