SECTEUR EAU ET ENERGIE
Retour sur les investissements étatiques

 

Le porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilié-By-Nzé a tenu à indiquer ce mardi que l’Etat a consenti près de 1.000 milliards de francs CFA d’investissements dans le secteur eau et électricité. Une manière pour le gouvernement de répondre au groupe Veolia qui affirme que l’Etat n’a pas tenu ses engagements.

Menant ces derniers temps une véritable campagne pour dénigrer l’Etat gabonais, le groupe français Veolia se vante d’avoir investi 340 milliards de francs CFA tout en accusant la partie gabonaise de ne pas avoir respecté sa part du contrat dans la mise en concession de la Société d’Eau et d’Energie du Gabon (SEEG).

L’Etat a donc réagi par l’intermédiaire du porte-parole du gouvernement, au cours d’une conférence de presse. Alain Claude Bilié-By-Nzé a énuméré les réalisations infrastructurelles qui démontrent que l’Etat gabonais a bel et bien effectué d’importants investissements au profit de la SEEG.

Il a ainsi été rappelé qu’en 2001, l’Etat a procédé à l’électrification dans la province de l’Ogooué Lolo à partir du réseau interconnecté de Poubara, avec près de 300 km de ligne d’interconnexion en moyenne tension et l’électrification des villages traversés par le réseau. De 2002 à 2008, l’Etat a réalisé des créations et des extensions des réseaux tant dans le secteur de l’eau que de l’électricité et procédé au lancement des grands travaux structurants du grand Poubara qui est actuellement en exploitation.

Sans oublier la mise en œuvre du projet de sécurisation du réseau électrique à Libreville, la construction des centrales électriques d’Alenakiri à Owendo et du Cap Lopez, la fourniture et la pose de canalisation de DN 1200 et DN 1000 ainsi que la construction des réservoirs associés. L’ensemble de ces investissements est estimé à plus de 800 milliards de francs CFA.

Par ailleurs, selon toujours le ministre d’Etat en charge de la Communication, l’Etat gabonais a réalisé et fait réaliser plusieurs investissements sous forme de subventions d’équilibre accordées au concessionnaire.

Le porte-parole du gouvernement a aussi rappelé qu’ « en l’absence d’une réelle volonté de la part de Veolia, principal partenaire de l’Etat, en vue d’améliorer la qualité des services et des investissements, l’Etat n’avait pas souhaité renouveler le contrat de concession de Veolia, du moins pas dans la même forme et la même durée, du fait des déséquilibres constatés entre les investissements de l’Etat et ceux de Veolia, ainsi que la dégradation continue de la qualité de service et des investissements ».