LUTTE CONTRE LE TERRORISME
Une stratégie pour l’Afrique Centrale

 

La récente réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) à Libreville a permis de définir une stratégie de lutte contre le terrorisme dans la sous-région sous l’égide de la Commission de Défense et de Sécurité.

La 19e réunion de la Commission de Défense et de Sécurité (CDS) du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) s’est achevée à Libreville le jeudi 1er mars avec un bilan satisfaisant. Elle a permis notamment de définir une stratégie de lutte contre le terrorisme dans la sous-région, considérée comme étant l’une des plus riches du continent africain et pouvant disposer de moyens suffisants pour sa mise en œuvre dans un délai raisonnable.

Tout devrait s’accélérer dès les prochains jours. « La stratégie de lutte contre le terrorisme est déjà en place. Les ministres vont l’approuver. L’Afrique centrale est la partie la plus riche du continent. Et, étant donné cela, nous pensons que les moyens en capacité humaine existent ainsi que les moyens organisationnels », a déclaré à l’issue de la réunion le général Guy Pierre Garcia, Secrétaire général adjoint de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC).

« Désormais, nous allons mettre en place des mécanismes politiques et stratégiques qui vont évaluer à chaque fois le terrorisme, des mécanismes qui vont le traquer en matière de renseignement. La mise en place de cet outil a été décidée vu que l’existence des hommes nécessite une organisation», a-t-il continué.

Les onze Etats membres de la CEEAC peuvent dès à présent se pencher sur les moyens à mobiliser pour mieux faire face à ce fléau international. « S’agissant des moyens financiers, il est question de trouver des moyens innovants en se démarquant des budgets des Etats membres. La lutte contre le terrorisme doit lui-même propulser ses moyens notamment par le prélèvement dans les taux d’infractions dans les frontières, pour faire fonctionner l’aspect de la lutte contre le terrorisme », a spécifié le général Guy Pierre Garcia.

Pour le ministre gabonais des affaires présidentielles, chargé de la Défense nationale, Etienne Massard Kabinda Makaga, la CEEAC doit agir de manière continue quand des problèmes liés à la sécurité surgissent dans les pays membres. « Nous n’avons pas le droit d’être inactifs et de ne pas apporter les solutions et les réponses aux problèmes ou à la détresse des Etats membres, pour ainsi dire, de nos voisins », a-t-il affirmé.

C’est justement dans cette optique que les chefs d’Etat-major des pays de la CEEAC ont mis en place un mécanisme de solidarité en cas d’attaque d’un Etat membre. Ils ont planché également sur la réforme de la COPAX.