SESSION PARLEMENTAIRE
Sous le signe de la sérénité

 

La première session parlementaire a démarré sous le signe de la sérénité dans les deux Chambres, à quelques semaines des nouvelles élections législatives au Gabon.

Au niveau de la Chambre basse, les députés, dont un grand nombre seront encore candidats pour la prochaine législature, ont émis leur souhait de voir des élections libres et transparentes le 28 avril prochain. «Ces élections, les députés les veulent sereines et transparentes afin de les éloigner du venin de la contestation qui, bien malheureusement, est source de violence électorale », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Richard Auguste Onouviet.

« Il est de notre responsabilité collective, nous parlementaires, vous gouvernement et vous juge constitutionnel de changer le regard suspicieux porté sur nos élections et de contribuer de manière décisive à la rénovation de notre démocratie », a poursuivi l’homme au perchoir.

Le président de l’Assemblée nationale est en tous cas persuadé que cela est possible, notamment «après la ferme volonté exprimée dans cette perspective par le président de la République, chef de l’Etat, après les recommandations du dialogue politique nationale d’Angondjé ». Toutefois, continue-t-il, « il serait faux de prétendre que rien n’est fait pour rétablir le lien de confiance entre les Gabonais et leurs élections ».

Du côté de la Chambre haute, l’ouverture de la session a été marquée par la volonté des Sénateurs de prendre acte de la récente décision de réduction du nombre des Sénateurs. La baisse du nombre des élus résulte du dialogue politique d’Angondjé convoquée par le président de la République en 2017, a rappelé, en effet, la présidente du Sénat Lucie Milébou Aubusson. « Pour l’intérêt de la République, nous devons assumer cette responsabilité historique, et nous inscrire dans une démarche patriotique », a-t-elle déclaré. « L’Etat de droit doit s’affirmer, à commencer par notre institution. Il nous faut donc concilier la démocratie du nombre, et la démocratie des nouvelles circonscriptions qui entreront en vigueur, lors des prochaines élections locales », a continué Lucie Milébou Aubusson.