LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LA SOUS-REGION : Le COPAX dévoile sa stratégie

LUTTE CONTRE LE TERRORISME DANS LA SOUS-REGION
Le COPAX dévoile sa stratégie

 

La session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX), qui est à sa cinquième édition, a adopté ce 4 mars dans la capitale gabonaise, la stratégie de prévention et de lutte contre le terrorisme en Afrique Centrale.

Le communiqué final des travaux a été rendu public ce dimanche par Jean Claude Gagosso, le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC). Il y est notamment stipulé que les pays membres ont décidé d’activer la coopération sécuritaire et judiciaire dans la sous-région, notamment en matière policière et de renseignement.

De ce fait, la rencontre de Libreville « encourage les Etats membres qui ne l’ont pas encore fait à adhérer à tous les instruments juridiques internationaux pertinents en matière de lutte contre le mercenariat, notamment la Convention de l’OUA de 1977 et la Convention des Nations Unies de 1989 (entrée en vigueur en 2001) ».

Les ministres ont également instruit le Secrétariat général de proposer aux Etats membres pour adoption une stratégie sous-régionale de lutte contre le mercenariat et la criminalité transnationale organisée en Afrique Centrale, basée sur les instruments juridiques internationaux pertinents en la matière.

Outre l’adoption de ladite stratégie, les ministres du COPAX ont vivement condamné les menaces sécuritaires qui sévissent dans la sous-région : « Le Conseil des ministres a condamné les actes des groupes terroristes, des groupes armés et des autres forces négatives dans la sous-région. A cet effet, il a demandé au Secrétariat général de proposer un mécanisme régional permettant d’identifier et de classifier les groupes terroristes opérant en Afrique Centrale ».

Notons enfin que s’agissant de la problématique sécuritaire dans le parc de Minkébé, « le Conseil des ministres a entériné la mesure prise par les trois pays (Gabon, Congo et Cameroun) de mettre en place une équipe d’experts multidimensionnelle impliquant le Secrétariat général de la CEEAC pour analyser en profondeur cette problématique et arrêter un plan d’actions commun ».