ECONOMIE GABONAISE : Dans une logique de reprise

ECONOMIE GABONAISE
Dans une logique de reprise

 

Selon les prévisionnistes, entre 2018-2020, la croissance gabonaise serait tirée par la demande extérieure (les exportations +6,3%) et intérieure (avec l’investissement +3,0%). Des projections reprises par d’autres analystes qui estiment que la nouvelle dynamique en cours positive repose sur les bonnes performances des secteurs mines, bois, agriculture et transports.

L’économie gabonaise est donc bien de nouveau sur une tendance positive. Au regard des réalisations et avec l’appui effectif des partenaires financiers, la mise en œuvre du Plan de relance de l’Economie (PRE) devrait aboutir, selon les techniciens, à une remontée de l’activité économique. Néanmoins, un certain nombre de secteurs demeurent plombés par les effets de la mauvaise conjoncture compte tenu notamment de la baisse de la commande publique et du recul de la production pétrolière.

Nous sommes donc dans une phase de reprise, ce qui suggère un retour progressif à l’équilibre des Finances publiques, une amélioration du solde global de la balance des paiements (+0,6% du PIB en 2018) et une reconstitution de réserves de change.

Rappelons que lors de la Journée économique organisée par le ministère de l’Economie, le directeur général de l’Economie et de la Politique fiscale, a annoncé une évolution du Produit intérieur brut (PIB) sectoriel. La reprise de l’activité sera marquée par une croissance moyenne de 3,8% entre 2018 et 2020, tirée par le secteur hors pétrole (+4,2%), en dépit du repli du secteur pétrolier (-0,9%).

Du côté du Ministère en charge du Budget et des Comptes publics, on mise également sur un rebond de la croissance qui aura comme entre autres résultats une réduction significative du déficit budgétaire à partir de 2019. On s’attend également à moyen terme à une baisse sensible du stock de la dette. Notons que le FMI a laissé entendre que « la dette publique gabonaise devrait atteindre 59 % du PIB en 2017 au lieu de 64,2 % prévu initialement, grâce notamment à l’appréciation du taux de change et aux efforts de maîtrise des finances publiques ».