PROJET IDYANJA
Un nouveau concept qui fera des émules

 

Les jeunes porteurs de projets peuvent désormais effectuer leur demande de financement dans le cadre de la mise en œuvre du projet Idyanja dans la province de l’Ogooué-Maritime. Le concept permet aux citoyens de se familiariser avec un nouveau système d’entraide. Car il pousse les jeunes à agir et à se dépasser. Dans ce sens, c’est un concept qui fera sans doute des émules.

Après l’initiative des membres du bureau politique du Parti Démocratique gabonais (PDG) dans la province de l’Ogooué-Maritime, d’autres leaders politiques pourraient s’inspirer du projet Idyanja.

C’est un projet qui permet aux jeunes de 20 à 35 ans de bénéficier de financement avec des procédures simplifiées et un taux d’intérêt allégé pour le développement de leurs activités professionnelles. Les jeunes entrepreneurs du secteur agricole, de l’artisanat, du commerce et du secteur service peuvent déjà soumettre leur projet au siège de l’ONG MALACHIE actuellement.

L’ambition est « d’accompagner les jeunes dans le domaine de l’entreprenariat », comme l’a rappelé le membre du Comité permanent du bureau politique du PDG, pour la province de l’Ogooué-Maritime, Jean Fidèle Otandault, lors du lancement du projet.

Il s’agit d’un projet qui s’inscrit dans la mise en œuvre des directives du président Ali Bongo Ondimba de créer 10 000 nouveaux emplois par an au Gabon. D’ici quelques temps, les financements accordés aux jeunes porteurs de projets devraient permettre de créer ainsi environ 500 emplois.

Le projet Idyanja pourrait faire des émules, puisqu’il est question de pousser les citoyens à agir eux-mêmes. C’est une initiative qui permettra aux jeunes de «vivre du fruit de leurs talents, de leur audace, de leur imagination ainsi que de leur effort personnel», comme l’a spécifié Jean-Fidèle Otandault. Car, comme il l’a également noté : «la politique des dons sans lendemain ne fait plus recette. Les dons doivent relever des situations ponctuelles, où il requiert d’agir dans l’urgence. Si les donations peuvent être occasionnellement pratiquées, elles ne doivent pas constituer l’essentiel d’une action politique pérenne ».