AGRICULTURE
La lutte contre la chenille légionnaire d’automne engagée

En collaboration avec la FAO, le Gabon lance une lutte acharnée contre la chenille légionnaire d’automne qui ravage certaines cultures comme le maïs, le riz, la canne à sucre et certaines autres cultures maraîchères.

La lutte contre la chenille dénommée scientifiquement «Spodoptera frugiperda» a démarré par deux ateliers de formation des formateurs à Libreville et à Ntoum. La chenille légionnaire d’automne a été, en effet, repérée dans au moins quatre provinces du pays, à savoir l’Estuaire, le Haut-Ogooué, la Nyanga et l’Ogooué-Ivindo. Sa présence dans d’autres pays de la sous-région a été confirmée depuis assez longtemps. L’insecte est pourtant originaire des régions tropicales et subtropicales des Amériques.

Etant donné qu’il s’agit d’un insecte jugé « ravageur », l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) contribue à la lutte afin d’éviter les impacts sur la sécurité alimentaire au Gabon, déjà très dépendant des denrées alimentaires importées.

Cette lutte s’avère ainsi essentielle pour le pays, car, comme l’a expliqué Frédérique Betoue, Secrétaire général adjoint 2 du ministère de l’Agriculture, «dans le cadre de la Stratégie 2016-2023 pour le développement de l’agriculture définie par le Gouvernement gabonais, le maïs et le riz, deux spéculations hôtes de la chenille légionnaire d’automne, occupent une place de choix parmi les spéculations prioritaires retenues dans le nouveau plan de développement de filières clés permettant au Gabon d’atteindre son autosuffisance alimentaire».

Des représentants des acteurs du secteur agricole, des experts de la recherche agricole, de la production et de la protection des végétaux et des structures de vulgarisation agricole ont participé aux ateliers de formation.

L’objectif est de « mettre en place un réseau national d’experts sur tous les aspects de contrôle et de gestion de la chenille légionnaire d’automne afin de mieux cerner le problème, à travers des formations qui seront menées par cette équipe sur l’ensemble du territoire national auprès des techniciens et des producteurs», a précisé pour sa part Sankung Sagnia, Consultant en production et protection des plantes au sein de la FAO.