« CONTRAT AIDE »
Un outil pour lutter contre le chômage

Afin de mieux lutter contre le chômage des jeunes au Gabon, le gouvernement a mis au point le système du « Contrat aidé ». La ministre en charge du Travail, Carmen Ndaot, l’a présenté à ses collègues en vue de sa mise en œuvre dans un délai raisonnable.

La création de nouveaux emplois et la lutte contre le chômage font partie des priorités du gouvernement, notamment à la suite de l’instruction du président de la République, Ali Bongo Ondimba, qui table sur la création de 10 000 emplois par an au Gabon.

C’est dans cette optique que le « Contrat aidé » a été mis en place. La ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Insertion des jeunes, Carmen Ndaot, a présenté cet outil à ses collaborateurs pour que ces derniers commencent à s’en imprégner.

«Ce type de contrat préconise un partenariat gagnant-gagnant entre les bénéficiaires, les employeurs et l’Etat. Le but étant d’encourager le recrutement dans les entreprises et réduire les charges et coûts de travail, mais aussi la garantie d’avoir un emploi rémunéré, la réduction progressive du chômage, la lutte contre la précarité et l’exclusion sociale», a expliqué la ministre.

Mis en place à travers une ordonnance en date du 26 janvier 2018, « le Contrat aidé promet un ensemble d’avantages pour les employeurs » selon Carmen Ndaot. En effet, «l’employeur adhérent devrait recevoir une aide financière ou pourrait bénéficier de mesures d’incitations fiscales et sociales », continue-t-elle.

Le « Contrat aidé » sera ainsi mis en œuvre parallèlement au Contrat d’apprentissage jeunesse (Caj), qui a été mis en place à la suite des Assises sociales de 2014. C’est donc un outil supplémentaire pour la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement pour lutter contre le chômage, et pour la création de revenus aux jeunes gabonais.

Concernant le Caj, le succès a été au rendez-vous selon la ministre du Travail : «A ce jour, 86 conventions ont déjà été signées avec des opérateurs économiques de tous les secteurs d’activités au profit de 1500 jeunes par an. 800 jeunes sont actuellement en stage dans lesdites entreprises», précise Carmen Ndaot, très optimiste également quant aux retombées futures du « Contrat aidé ».